Temps de lecture : 2 min
Début Juillet, la nouvelle convention Cnam était publiée au Journal Officiel. Dans un communiqué reçu à la rédaction, le Rassemblement des opticiens de France (ROF) apporte des précisions sur sa mise en application, notamment sur l’Article 17, à la suite de plusieurs échanges avec la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie).
L’adaptation d’une ordonnance encore non-utilisée (primo-ordonnance) était jusqu’à présent totalement interdite. Désormais, la convention introduit deux cas de figure possibles. Si les adaptations relevant d’une appréciation légèrement différente de celle du prescripteur restent exclues, il est autorisé d’adapter une primo-ordonnance comportant une erreur manifeste dans la réfraction prescrite, à condition d’y être autorisé par le prescripteur (ophtalmologistes, généraliste ou orthoptiste). Cette disposition est la transposition d’un protocole d’accord qui avait été convenu entre les Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) et le Snor (devenu Rof depuis) en 2017.
Si le prescripteur donne son accord à la modification de correction lors de la primo-délivrance (le Rof recommande une autorisation écrite), l’opticien indique sur l’ordonnance la date de l’entretien, les précisions sur la modification opérée, la mention « accord du prescripteur » et renvoie une copie de la prescription au prescripteur. L’opticien peut alors procéder à la délivrance et à la facturation de l’équipement sur la base de l’accord de modification.
L’opticien avait déjà la possibilité de délivrer un équipement sans ordonnance en cas d’urgence avérée. Il sera désormais possible que celui-ci soit pris en charge. Pour cela, l’opticien doit adresser dans les 15 jours, une ordonnance médicale valide qui vient, à posteriori, justifier la délivrance (les droits du patients doivent être ouverts).
D’après les informations fournies par la Cnam au Rof, cette nouvelle disposition s’impose aux complémentaires santé qui sont donc tenues de prendre en charge ces équipements. Le Rof indique être attentif à d’éventuels refus de prise en charge que les opticiens lui feraient remonter.
Vous avez la parole !
pour pouvoir poster des commentaires
Nos lecteurs ont aussi lu...
Pratique : Les conditions d’accès à la nouvelle convention Cnam selon le Rof
Publié le 19 juillet 2022
Dans son communiqué reçu à la rédaction, le Rof donnait des précisions sur la mise en application de certains articles de la nouvelle convention Cnam. Le Rassemblement…
Téléconsultation et aides auditives : l'Assurance maladie confirme le non-remboursement des primo-prescriptions
Publié le 27 juillet 2026
C'était une clarification attendue depuis plusieurs mois par les acteurs de la santé auditive. Lors de la dernière réunion de la Commission paritaire nationale…
La Mutualité Française alerte sur un nouveau transfert de charges de l'Assurance maladie vers les complémentaires
Publié le 24 juillet 2026
Dans un communiqué de presse, la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) est revenue sur les récents arbitrages présentés par l'exécutif lors d'une réunion…
Les dernières news
Opéré de la myopie au Lasik, il garde des séquelles : les Quinze-Vingts condamnés
Publié le 21 août 2026
Près de douze ans après une opération de la myopie, le contentieux opposant un patient au Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingts connaît un…
Un OVNI dans les rues de Toulouse pour faire connaître son magasin d’optique
Publié le 21 août 2026
« Chaque fois que je le sors, on me prend toujours en photo. » Difficile, il est vrai, de passer inaperçu à bord de l'engin utilisé depuis quelques mois par Thierry…
Le marché des verres de freination de la myopie pourrait tripler d’ici 2034
Publié le 21 août 2026
Encore relativement récent, le marché des verres destinés à freiner la progression de la myopie chez les enfants et adolescents pourrait connaître une forte accélération…
Excellentes décisions en apparence....
1/ l'erreur sur l'ordo n'a pas forcément besoin d'etre grossière pour faire chuter l'acuité du client et il me parait inacceptable de délivrer un équipement qui ne donne pas l'acuité maxi !!
Cerise sur le gateau : encore faut il que d'un coté,l'erreur soit reconnue pour donner l'autorisation écrite afin d'etre rectifiée de l'autre.....
2/Faudrait peut etre bien détailler les urgences avérées.
Ou commencent elles ?...ou s'arretent elles ?
Certains ne vont pas manquer de jouer sur cette possibilité pour raccourcir les délais de renouvellement...
Du coup,on va peut etre pas tarder à revoir les OCAM monter au créneau...
Quant à fournir en 15j une ordo,avec EDV opticien, qui doit etre acceptée par l'ophtalmo sans avoir revu le patient,et parfois pour des urgences de passage,sans connaitre le patient...
Bon courage..
On continue de s'enfoncer...
Que du bonheur...
Excellentes décisions dans les deux cas.
Question, que se passera-t-il si une nouvelle "ordonnance médicale valide qui vient, à posteriori, justifier la délivrance" comporte une correction différente de celle trouvée par l'opticien?