Lors de la préparation du rapport sur l'Application des Lois de Financement de la Sécurité Sociale, le Syndicat National des Audioprothésistes (UNSAF) a été audité par la Cour des comptes. Bien que reconnaissant des éléments positifs, il souhaite faire part de certains points qui sont cruciaux pour comprendre le problème de la prise en charge des déficients auditifs. Le syndicat estime notamment qu'un amalgame « intellectuellement malhonnête » a été fait entre notre secteur et celui de l'audioprothèse. « Bien qu'étant des activités différentes, elles ont été associées dans le rapport de la Cour des comptes », regrette l'UNSAF qui note que toutes les références à des études ne concernent que l'optique, notamment sur « l'opacité des prix », les « marges des intervenants » et la « phase de distribution ». Le syndicat « rappelle que l'audioprothésiste est un professionnel de santé prescrit, dont les prestations s'appuient sur le matériel qu'il choisit, adapte et délivre. L'audioprothèse est un acte fortement « opérateur-dépendant » à la différence de l'optique ».

L'UNSAF se félicite en revanche que la Cour des comptes reconnaisse pleinement l'audioprothèse comme « une priorité de santé publique ». « Au-delà de l'inconfort quotidien, la perte auditive accroît les risques de démence chez les personnes âgées et accélère le déclin cognitif. L'impact en termes de santé public est réel et ne peut que s'accentuer avec le vieillissement annoncé de la population », précise le syndicat. L'institution recommande également de rendre les contrats responsables plus exigeants et sélectifs en fixant des plafonds aux dépenses prises en charge de l'audioprothèse, ce qui s'inscrit pleinement dans le souhait de l'UNSAF. « Elle propose en effet aux pouvoirs publics de mettre en place des tarifs négociés accessibles au plus grand nombre. Une offre de qualité à prix fixe pourrait être proposée à côté des prix libres, soulignent les audioprothésistes. Un consensus devra s'établir entre les prix planchers de certains réseaux (700€) et le prix moyen du marché (1535€). L'UNSAF promeut également un tarif « social » pour les bénéficiaires de la CMU-C, avec une revalorisation à 850€ par appareil ». Par ailleurs, le syndicat a aussi proposé une opposabilité de ce tarif pour les bénéficiaires de l'Aide à l'acquisition d'une couverture maladie complémentaire (ACS).

Enfin, le rapport met en avant la nécessite d'encadrer plus strictement les réseaux de soins par un cahier des charges commun. Dans la suite des débats afférents à la proposition de loi Le Roux, relative aux réseaux de soins, l'UNSAF demande un conventionnement national avec l'Assurance Maladie et l'Unocam pour la prise en charge de l'audioprothèse et des prestations compétentes qui l'accompagnent.

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Écrit par la Rédaction

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Publié le 26 août 2013

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