Hausse des coûts, stagnation de l'activité et dégradation de la qualité de vie.... Les enseignes ne sont pas emballées par la loi Maillé, qui élargit les possibilités d'ouverture dominicale (voir news en relation).

Selon une étude de la FCA (Fédération des enseignes du commerce associé), 60% des adhérents se prononcent contre l'ouverture dominicale. Pour 30% d'entre eux, la principale raison est l'augmentation des frais, celle-ci n'étant pas compensée par une hausse du chiffre d'affaires. Vient ensuite la dégradation de "la qualité de vie des acheteurs et des vendeurs" (25%), puis celle "du service rendu par l'enseigne" (20%).

Les achats ne s'additionnent pas

Au total, plus de 80% des adhérents de la Fédération ne souhaitent pas que l'assouplissement des règles d'ouverture soit étendu à l'ensemble du territoire national. "Le commerce de proximité, souligne la Fédération, ne trouvera pas d'intérêt économique à ouvrir le dimanche, mais sera néanmoins dans l'obligation de le faire pour ne pas être distancé par la concurrence".

Selon les têtes de réseaux, la majorité des points de vente n'utilisent la possibilité d'ouvrir 5 dimanche par an. La raison est principalement économique : 70% d'entre eux estiment que les achats dominicaux se substituent à ceux de la semaine. Pour une majorité de commerçants (65%), les 5 dimanche annuels sont amplement suffisants.

(*) Enquête réalisée en novembre 2009 auprès d'un panel représentatif de 20 groupements membres de la FCA représentant plus de 7 600 points de vente.
Écrit par la Rédaction

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news