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Depuis 2005, chaque entreprise de plus de 20 salariés est tenue à une obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH). Cet effectif doit au moins représenter 6% du nombre total de salariés. Mais si l’embauche directe était jusqu’à présent la seule solution, la loi Macron, publiée le 7 août dernier au Journal Officiel, libéralise cette contrainte. Elle permet également de s’acquitter des contributions annuelles que chaque société doit payer dans le cas où elle ne pourrait pas employer un salarié handicapé. Ainsi dorénavant, pour remplir cette obligation, les entreprises concernées pourront :
- Conclure des contrats de fourniture, de sous-traitance ou de prestations de services avec un travailleur indépendant handicapé (artisans, commerçants, agents commerciaux…).
- Prendre en stage d’observation des élèves de moins de 16 ans de l’enseignement général qui ont droit à la prestation de compensation du handicap, l’allocation compensatrice pour tierce personne ou l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, mais dans la limite de 2% de l'effectif total des salariés de l'entreprise.
- Accueillir des personnes handicapées pour des périodes de « mise en situation en milieu professionnel », un nouveau statut crée par la loi Macron.
- Appliquer des accords de branches, de groupes, d'entreprises ou d'établissements agréés prévoyant un programme en faveur des travailleurs handicapés.
En disposant de plus en plus de possibilités de s'acquitter de cette obligation d'emploi, les employeurs ne sont donc plus seulement tenus d’embaucher directement mais peuvent par le biais des stages apprendre à mieux connaitre les jeunes handicapés en cours de formation professionnelle.
Le stage devient un levier sur lequel l’entreprise peut s’appuyer pour tester des futures embauches en lieu et place des pénalités à verser. Ces jeunes peuvent accueillir des clients et vous assister dans vos tâches avec éventuellement l'aide d'un tuteur. C’est ce que nous montre Julia, stagiaire à l’Elysée, dans cette vidéo réalisée par la FNASEPH pour promouvoir les compétences des jeunes porteurs de handicap à travailler en entreprise.
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Je trouve très intéressante l'intention de prendre en stage des personnes handicapées, mais à quoi cela sert-il si leur emploi est bloqué ensuite ? Le travail en magasin d'optique est compatible avec de nombreux handicaps car les postures sont variées. Or même avec une formation leur donnant les compétences d'un monteur vendeur, compétences reconnues par les opticiens lors de leurs stages d'application en magasin, ces personnes se voient opposer un véto à l'emploi au seul titre qu'elles n'ont pas un BTS. Le BTS , elles pourraient l'obtenir par la suite en continuant à se former par le biais du travail. Comment se fait-il que cette possibilité leur soit si souvent refusée?