Le syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) a annoncé ce 6 janvier 2026 son ralliement au mouvement national des médecins libéraux, en grève du 5 au 15 janvier 2026.
Le syndicat dénonce des mesures législatives qui menacent l’organisation de la profession et appelle à une mobilisation massive à Paris le 10 janvier prochain.
Dans un communiqué, le Snof exprime son soutien plein et entier à la défense de la médecine libérale, affirmant vouloir « préserver l’accès des patients à des soins de qualité ».
Une dénonciation de la « contrainte » législative
Le syndicat pointe du doigt la loi de financement de la sécurité sociale ainsi que diverses propositions parlementaires.
Selon le Snof, ces textes marquent une rupture dans les relations avec l'État : « La remise en cause du dialogue paritaire au profit d’une vision autoritaire du dialogue de gestion avec l’Assurance maladie fragilise l’ensemble des modes d’exercice médical. »
Le grief principal porte sur la méthode. Le syndicat regrette que certains parlementaires aient « privilégié la contrainte plutôt que la coopération » en votant l'instauration de « sanctions collectives à travers des baisses tarifaires décidées unilatéralement par l’Assurance maladie ».
Des réalités de terrain jugées méconnues
Le Snof s'inquiète également de mesures qu'il juge « déconnectées de la réalité du terrain ». Parmi elles :
- La pénalisation du cumul emploi-retraite, qualifiée d'« incompréhensible et contre-productive », notamment pour les femmes médecins.
- Le non-remboursement des prescriptions des médecins exerçant en secteur 3, qui illustre la volonté d’empêcher toute sortie du cadre conventionnel, alors même que celui-ci risque « de devenir inacceptable pour de nombreux praticiens ».
- Le Snof rappelle que les délais d'attente ont été réduits à « 18 jours de délai médian en France en 2025 » grâce à 650 sites de proximité, des structures qui seraient « parmi les premières fragilisées ».
Un appel à l'action immédiate
Tout en prenant acte des engagements de la ministre Stéphanie Rist, le Snof souligne que « l’instabilité politique actuelle » et l'hostilité de certains parlementaires qui imposent un rapport de force.
Pour peser sur les négociations, le syndicat appelle les ophtalmologistes à suivre un mot d'ordre strict du 5 au 15 janvier :
- « Ne plus répondre aux demandes de rendez-vous » (hors urgences).
- « Ne plus alimenter le Dossier Médical Partagé (DMP) ».
- « Soutenir le mouvement national du 5 au 15 janvier ».
- Participer à la manifestation nationale le 10 janvier à 13h au Panthéon, à Paris.
En conclusion, le Snof rappelle que la médecine libérale et hospitalière sont « complémentaires et indispensables » et ne doivent en aucun cas être opposées par les réformes en cours.

Remettez un peu les pieds sur terre !!!