La santé visuelle des actifs continue de se dégrader. C’est le principal enseignement du 2026 Workplace Vision Health Report publié par VSP Vision Care, fondé sur une enquête menée auprès de 1 200 salariés et 800 responsables RH aux États-Unis.
Pour la troisième année consécutive, les troubles oculaires progressent, notamment chez les salariés de bureau. Deux tiers des travailleurs déclarent souffrir d’au moins un problème de vue : vision floue (46 %), sécheresse ou démangeaisons (27 %), fatigue visuelle (26 %). Chez les “desk workers”, la proportion atteint 67 %, en hausse continue depuis deux ans.
Explosion du temps d’écran
La hausse du temps passé devant les écrans constitue l’un des principaux facteurs aggravants. Les salariés de bureau déclarent 99,2 heures hebdomadaires d’exposition aux écrans, tous usages confondus.
« 67 % des actifs souffrent de fatigue visuelle numérique, ce qui a un impact direct sur la performance »
La fatigue visuelle numérique touche désormais 67 % des actifs (71 % des salariés de bureau), avec des conséquences très concrètes : perte moyenne de 7,4 heures de productivité par semaine et arrêts de travail pour un salarié sur quatre.
La gêne oculaire saisonnière participe également au phénomène : 72 % des salariés en souffrent, et plus de la moitié évoquent une baisse de concentration au travail.
Un décalage employeurs-salariés
Alors que 82 % des responsables RH estiment proposer un environnement “eye-friendly”, seuls 56 % des salariés partagent cet avis. Seul un quart des collaborateurs considère que son employeur se soucie réellement de sa santé visuelle.
Dans un contexte de tensions sur le recrutement, la couverture optique apparaît pourtant stratégique : 78 % des salariés se disent plus enclins à rejoindre une entreprise proposant des garanties vision (c'est-à-dire un contrat d'assurance de couverture optique).
Un signal fort pour les employeurs américains, alors même que plus d’un tiers des actifs ne réalisent pas d’examen visuel annuel. Ce qui nous rappelle qu'en France, la prise en charge optique et les contrats responsables collectifs sont très développés contrairement à chez nos amis américains.
