Jean-Valéry Desens, co-fondateur de LYLEOO, solution de téléexpertise en ophtalmologie basée à Sophia Antipolis, prend la parole suite à la publication du Baromètre FHF* x Ipsos BVA sur l'accès aux soins de mars 2026 :
"Deux mois et trois semaines... Un Français doit aujourd'hui patienter en moyenne deux mois et trois semaines pour décrocher un rendez-vous chez l'ophtalmologiste, indique le Baromètre FHF x Ipsos BVA sur l'accès aux soins de mars 2026. Derrière ce chiffre, des millions de personnes attendent avec une ordonnance périmée, une gêne visuelle qui s'aggrave, ou cette inquiétude sourde que quelque chose ne va pas. Ce délai n'est pas une fatalité. La solution existe. Elle est réglementaire, éprouvée et déjà présente dans 1 magasin d'optique sur 8. C'est la téléexpertise en ophtalmologie.
Un désert qui progresse
55 départements manquent de spécialistes, selon le baromètre ! En Haute-Saône, le taux de couverture tombe à 26%. Dans la Creuse, un seul ophtalmologiste et demi couvre l'ensemble du département, quand une trentaine d'opticiens y exercent. Le Syndicat National des Ophtalmologistes annonce 18 jours de délai moyen ; le baromètre FHF presque trois mois. L'écart mérite d'être posé clairement, parce que les politiques publiques se construisent sur des données justes — et que les patients vivent dans le réel. Et dans le réel, le français reporte, le français renonce.
Ce que la loi permet
Depuis le décret du 3 juin 2021, tout professionnel de santé — y compris l'opticien — peut solliciter l'avis d'un médecin expert. La loi RIST de 2023 et la Convention médicale de juin 2024 ont consolidé ce cadre. L'opticien collecte les données de réfraction ; l'ophtalmologiste les analyse à distance et décide. Chacun agit dans son champ de compétence, sans ambiguïté. C'est précisément ce que LYLEOO met en œuvre, avec un réseau de plus de 1 750 magasins partenaires couvrant l'ensemble du territoire.
Contre la fraude : la rigueur, pas le renoncement
Des pratiques déviantes existent en télémédecine. Nous les combattons. Mais la confusion est dangereuse : la téléexpertise réglementaire n'a rien à voir avec la signature d'ordonnances à l'aveugle. C'est un acte médical structuré, traçable, dans lequel le médecin engage sa pleine responsabilité. La réponse à la fraude n'est pas l'interdiction de la pratique conforme — c'est son renforcement. LYLEOO a fait ce choix dès sa création : consentement éclairé, questionnaire clinique détaillé, hébergement certifié HDS, indépendance médicale totale et prescription non automatique. Ces standards sont le socle de notre légitimité.
Que la téléexpertise pratiquée dans les règles soit reconnue pour ce qu'elle est : un outil de santé publique, une réponse concrète à la fracture sanitaire. 150 000 dossiers analysés. Zéro coût pour la Sécurité sociale. Pour un patient, deux mois et trois semaines d'attente, c'est long. Trop long. Surtout quand la solution existe".
*Fédération Hospitalière de France
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