Selon les dernières données publiées par Altares, l’année 2025 se conclut sur un niveau de défaillances en hausse pour les commerces de détail d’optique , confirmant un climat économique plus tendu pour le réseau.

Un quatrième trimestre 2025 en net retrait

Au 4e trimestre 2025, 49 magasins d’optique ont fait défaut, contre 38 au T4 2024. La progression est significative et installe le secteur dans une dynamique défavorable de fin d’année, période pourtant traditionnellement porteuse en chiffre d’affaires.

Dans le détail

  • 37 défaillances concernent des liquidations judiciaires,
  • 12 relèvent de redressements judiciaires,

Soit près de 3 dossiers sur 4 qui se soldent par une liquidation, un ratio élevé qui traduit la difficulté pour les entreprises fragilisées à rebondir.

2025 : une année plus lourde que 2024

Sur l’ensemble de l’année 2025, 150 défaillances sont recensées dans l’optique, contre 122 en 2024, soit une hausse d’environ 23 % en un an.
La structure des procédures reste globalement stable : 74 % de liquidations et 26 % de redressements, un partage comparable aux exercices précédents mais appliqué à un volume plus important.

Une tendance de fond qui se confirme

Si l’optique demeure loin des secteurs les plus sinistrés du commerce, la dégradation progressive observée depuis plusieurs trimestres se confirme. Inflation des charges, tension sur le pouvoir d’achat, concurrence accrue et ajustements post-réformes pèsent durablement sur les équilibres économiques, en particulier pour les indépendants et les structures les plus récentes.

Les données régionales montrent par ailleurs des disparités territoriales marquées, avec des concentrations de défaillances plus fortes dans certaines régions à forte densité commerciale, signe d’une concurrence locale parfois excessive.

Une vigilance accrue pour 2026

À l’aube de 2026, ces chiffres appellent à la prudence. La capacité des magasins à adapter leur modèle économique, maîtriser leurs coûts et renforcer leur différenciation sera déterminante pour enrayer cette dynamique. Pour les réseaux comme pour les indépendants, la prévention des difficultés et l’anticipation restent plus que jamais d’actualité.