En nette baisse une bonne partie de la séance boursière, EssilorLuxottica s’est finalement retourné à la hausse après la publication d’une information de Bloomberg. En cause : des discussions avancées avec Meta Platforms autour d’un doublement, voire d’un triplement, de la capacité de production des lunettes connectées Ray-Ban Meta.

Doubler, tripler la production

Selon plusieurs sources, la maison mère de Facebook souhaiterait porter la production annuelle à 20 millions d’unités d’ici fin 2026, avec une option allant jusqu’à 30 millions si la demande continue de croître. Aucune décision définitive n’a encore été arrêtée, mais ces échanges traduisent la volonté de Meta d’accélérer sa stratégie hardware, en s’appuyant sur l’intelligence artificielle et sur des produits qu’elle contrôle de bout en bout.

Fabriquées par EssilorLuxottica, les lunettes Ray-Ban Meta incarnent aujourd’hui l’une des percées les plus visibles de l’IA dans les objets du quotidien. Le groupe franco-italien serait déjà proche de son premier objectif de 10 millions de paires d’ici fin 2026. Son outil industriel, combiné à la puissance de marques comme Ray-Ban ou Oakley et à son réseau de distribution mondial (LensCrafters, Sunglass Hut…), offre à Meta une rampe de lancement unique pour viser le marché de masse.

Un succès qui dépasserait les prédictions 

Le succès du modèle Ray-Ban Meta Display, lancé aux États-Unis à 799 dollars avec un affichage textuel intégré dans le verre droit, illustre cette dynamique. Une demande jugée « sans précédent » a d’ailleurs conduit Meta à suspendre temporairement son déploiement international, notamment en France, au Royaume-Uni, en Italie et au Canada, faute de stocks suffisants.

Avec une participation d’environ 3 % au capital d’EssilorLuxottica, l’enjeu est clair pour Meta : faire des lunettes connectées un futur compagnon du quotidien, tout en communiquant sur le succès incontrôlable de ses smart eyewear, à l'heure où les concurrents deviennent de plus en plus sérieux.