Nouvelle ligne prestigieuse au palmarès d’Alan. Le néoassureur a remporté le contrat de complémentaire santé de la Cour des comptes, dans le cadre de la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) de la fonction publique d’État. À partir du printemps prochain, près de 1.800 agents actifs seront couverts, un périmètre qui pourrait atteindre 3.400 bénéficiaires en intégrant ayants droit et retraités.

Symbolique par sa taille, ce contrat l’est surtout par l’institution qu’il concerne. Il confirme la capacité d’Alan à s’imposer dans des appels d’offres historiquement dominés par les mutuelles de la fonction publique. Cette victoire vient s’ajouter à une série déjà impressionnante : Transition écologique, services du Premier ministre, Bercy ou encore la DGAC. À chaque fois, l’assurtech a déjoué les pronostics, bousculant un écosystème peu préparé à l’arrivée d’un acteur privé, technologique et financé par le capital-risque.
Dans notre secteur, on peut noter le partenariat entre les enseignes Krys Group, Optic 2000 et Lissac avec Alan.  

Parcours et perspectives 

Créé en 2016 par Jean-Charles Samuelian et Charles Gorintin, Alan capitalise sur une promesse de simplicité, de services numériques et de maîtrise des coûts, dans un contexte de réforme qui a rendu la couverture santé collective et obligatoire pour les agents de l’État depuis le 1er janvier 2025.

Loin de vouloir s’arrêter là, l’assureur affiche désormais des ambitions plus larges. Après l’État, cap sur la fonction publique territoriale et ses près de 2 millions d’agents. Le lancement annoncé d’Alan Proxima, une offre santé labellisée dédiée à ce segment, marque clairement cette nouvelle phase de conquête. Un mouvement stratégique qui pourrait, à terme, redessiner durablement le paysage de l’assurance santé publique.