Meta continue sur sa lancée dans le secteur des lunettes connectées. Des documents de la Commission fédérale des communications (FCC) aux États-Unis révèlent l'existence de deux modèles inédits selon le média The Verge.
Ces dossiers mentionnent les noms de code Ray-Ban Meta Blazer et Ray-Ban Meta Scriber. Un troisième produit, le Blazer Large, correspondrait simplement à une variante de taille pour le premier modèle.
L'analyse de ces documents techniques permet d'identifier plusieurs caractéristiques :
- Les références passent de la série RW4xxx aux codes RW7001 et RW7002. Ce changement de nomenclature indiquerait une évolution matérielle plutôt qu'une simple modification esthétique.
- Les dispositifs utiliseraient le Bluetooth et le Wi-Fi. Ce système permettrait de déporter la puissance de calcul vers le smartphone de l'utilisateur.
- La présence d'un étui de recharge confirme la volonté de maintenir une autonomie prolongée pour un usage quotidien.
Absence d'écran et priorité à l'IA
L'ordre des mots dans l'appellation commerciale revêt une importance particulière. Le nom « Ray-Ban » placé avant celui de « Meta » suggérerait que ces versions ne possèdent pas d'affichage intégré, selon les spécialistes.
Elles se concentreraient sur les fonctions audio et photo. La dénomination « lunettes IA » dans les registres viendrait appuyer cette hypothèse. Ces futurs modèles pourraient ainsi succéder aux versions actuelles dépourvues d'écran.
Un calendrier et des enjeux incertains
Bien que la production semble lancée, Meta conserve le silence sur les spécifications techniques exactes. Les améliorations porteraient potentiellement sur les points suivants :
- Une meilleure résolution du capteur photographique.
- Une captation sonore plus précise.
- Une intégration plus poussée de l'intelligence artificielle.
Le déploiement de ces produits interviendrait dans un contexte complexe. Si les ventes de la gamme précédente progressent, les critiques se multiplient.
Des inquiétudes persistent sur la protection de la vie privée, notamment suite à des rapports sur l'usage de vidéos personnelles pour l'entraînement des algorithmes.
De plus, l'éventuelle introduction de la reconnaissance faciale susciterait l'opposition de certains responsables politiques américains.
