Auditionné pendant 1h30 par la Commission des affaires sociales du Sénat, le directeur général de la Caisse nationale de l'assurance maladie Thomas Fatôme a répondu à des dizaines de questions concernant l'activité de la Cnam. 

Parmi les sujets, les cabines de téléconsultation ont été (brièvement) évoquées. 

La sénatrice des Côtes-d'Armor Annie Le Houerou s'est étonnée du nombre de cabines de téléconsultation qui fleurissent* dans les pharmacies de son département ces derniers mois, et a demandé à Thomas Fatôme si elles ont un impact bénéfique sur l'accès aux soins et sur la qualité des soins. 

La réponse de Thomas Fatôme est disponible dans la vidéo ci-dessus.  

 

Alors que la loi obligeant les sociétés de téléconsultion d'obtenir un agrément vient d'entrer en vigueur et que la Haute Autorité de Santé vient de publier un rapport sur les lieux autorisant l'installation des cabines de téléconsultation, la position de la Cnam est claire : pas de téléconsultation depuis les gares comme le prévoit la SNCF ou les supermarchés mais seulement dans des lieux de santé.

Si les phramacies ont été citées, Thomas Fatôme n'a pas parlé des opticiens. La Cnam considère-t-elle les opticiens comme des professionneles de santé ? Compte tenu du lien qui existe avec la convention Cnam, pas de doute possible. 

 

*L’Assurance maladie, dans son rapport charges et produits pour 2024, indique qu'en 2023, 1 209 nouvelles pharmacies d’officine se sont équipées de cabines. En 2022, le parc de cabines était estimé à environ 2 300.