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Le magazine Capital dénonce les 'pratiques douteuses' de notre secteur

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Dans son édition de décembre, le magazine Capital consacre un dossier à notre secteur, titré de manière éloquente : "Des affaires troubles chez les opticiens". Témoignages à l'appui, le mensuel dénonce les "pratiques douteuses" de certains magasins. Ainsi, Christian Py, manager des Opticiens Mutualistes, reconnaît que "les arnaques sont monnaie courante, même si la majorité des professionnels fait honnêtement son travail". Egalement interrogé par le mensuel, Alain Bach, Directeur de l'UDO, estime qu'il "est urgent de faire cesser ses dérives".

Pour Capital, le marché de l'optique a le privilège "d'être subventionné les yeux fermés par les complémentaires santé". Les ressemblances entre les verres peuvent aussi "tenter les opticiens peu scrupuleux de faire passer de la camelote pour du premier choix". "6 à 10% des articles livrés ne correspondraient pas à ceux facturés" écrit Sandrine Trouvelot. La journaliste accuse certains opticiens de tromper leurs clients sur la marque du verre ou "d'oublier" un traitement, ces manoeuvres étant facilitées par "l'incroyable opacité" du prix de ces produits. Selon Marianne Binst, Directrice de Santéclair, leur coût "varie de un à cinq" à correction et marque identiques.

Ces dérives se font également en accord avec le client, souligne Capital, l'objectif étant de maquiller la facture pour un meilleur remboursement. Les "lunettes cassées" sont aussi présentées comme une pratique courante. Pierre Fender, Directeur de la répression des fraudes de la Sécurité sociale, précise que certains points de vente "affichent des taux de casse de 40%". Pour Alain Bach, les opticiens concernés usent de ces méthodes pour conserver leur clientèle : "si on refuse, ils vont voir ailleurs" explique-t-il.
Le mensuel revient par ailleurs sur la deuxième paire, précisant aux lecteurs que "le tarif de la première couvre toujours celui de la deuxième", les lunettes offertes étant en outre, pour la plupart, de moindre qualité.

Pour Capital, ces pratiques vont perdurer, en raison de la concurrence croissante et du manque d'efficacité des contrôles. La Sécurité Sociale ne s'en préoccupe guère, car elle "ne rembourse rien". La DGCCRF n'a pas non plus été à même de fournir des informations précises au magazine. Celui-ci estime enfin que la plupart des complémentaires santé ne réagissent pas, "par peur sans doute de mécontenter leurs assurés".

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