Si le groupe Kering affiche encore des résultats en retrait au troisième trimestre 2025, son pôle Eyewear continue de se distinguer par sa résilience. Sur la période, le chiffre d’affaires total du groupe s’élève à 3,4 milliards d’euros, en baisse de 10 % en données publiées et de 5 % en comparable. Une amélioration nette par rapport au deuxième trimestre (-15 %), mais qui reste en deçà du marché du luxe.

La lunetterie en progression

Dans ce contexte contrasté, Kering Eyewear et Corporate affichent des revenus de 448 millions d’euros, en hausse de 2 % en données publiées et de 6 % en comparable. L’activité Eyewear progresse de 7 % à périmètre comparable, une performance particulièrement solide au regard du ralentissement global du secteur.

Cette dynamique positive est homogène dans toutes les régions clés et s’appuie sur la diversité du portefeuille de marques. Maui Jim et Lindberg figurent parmi les principaux moteurs de croissance, confirmant la pertinence du positionnement haut de gamme de Kering sur le segment optique. Le groupe mise également sur le développement sélectif de partenariats stratégiques : l’accord conclu avec Valentino en septembre marquera une nouvelle étape d’expansion, avec une première collection prévue pour le printemps-été 2026.

Remonter la pente

Pour l’ensemble de ses activités, Kering reste engagé dans une phase de redressement. « Nous travaillons sans relâche à notre redressement », a affirmé Luca de Meo, nouveau directeur général, en poste depuis septembre 2025. Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires atteint 11 milliards d’euros, en baisse de 12 % en comparable, mais les signes de reprise dans l’optique et la beauté montrent que le groupe dispose encore de leviers solides pour renouer avec la croissance.