Nouveau Premier ministre, Manuel Valls doit prononcer demain 8 avril son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Il détaillera ainsi les orientations de son gouvernement et devrait notamment revenir sur le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’euros d’économie d’ici à 2017. Parmi les coupes budgétaires, la Sécurité sociale ne serait pas épargnée avec près de 23 milliards d’euros d’économies souhaitées en trois ans.

 

« Les réformes décidées en 2013 et début 2014 (retraites de base et complémentaires, famille, assurance-chômage) vont déjà permettre de faire des économies. Mais il faudra faire beaucoup plus », notent nos confrères des Echos. Ainsi le tour de vis annuel sur les dépenses remboursées par l’Assurance-maladie, qui devrait rapporter 6 milliards d’euros, devrait être gonflé de 4 milliards pour arriver à 10 milliards d’économies. « En conséquence, l’objectif de progression des dépenses de santé pour 2015, 2016 et 2017 ne devrait pas dépasser 2 % par an, et il pourrait être encore plus faible (1,75 %) pour l’une de ces trois années », souligne le quotidien économique.

 

Rappelons toutefois que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a martelé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas « de nouveaux déremboursements » pour les assurés. Les économies devraient alors se traduire par l’accélération de la restructuration des hôpitaux, de la baisse du prix des médicaments ou encore de la progression des génériques. « Autre sujet sensible, l’exécutif pourrait rouvrir le dossier des prestations familiales, alors que plusieurs d’entre elles sont déjà rabotées cette année », précisent Les Echos.