C’est une rencontre professionnelle entre trois femmes, comme le monde de l’optique en compte beaucoup. Celle-ci a donné naissance à une histoire unique de transmission à Plélan-Le Grand (35), bourg breton de 4 000 habitants. Mathilde Jallon et Claire d'Aboville ont repris le point de vente pour poursuivre leur mission de santé visuelle en milieu rural.

Quel a été le développement du magasin depuis sa création ?

M. J. : Je travaillais seule lorsque je suis arrivée à la création du magasin par Angélique Subéry en 2012. Notre zone de chalandise comprend huit communes sans commerce. Post COVID, la concurrence a déménagé et notre clientèle s’est beaucoup développée avec une croissance de 70% ! Angélique a donc décidé de recruter une deuxième opticienne, ce qui nous a permis de faire +40% sur deux ans. Nos clients sont bien contents de ne pas avoir à faire 30 km le soir quand ils cassent leur monture… Nous avons fait les derniers travaux de mise au concept en septembre et notre objectif est de pérenniser la reprise du magasin.

Une collaboration qui mène à la co-association…

M.J. : Claire me soutient en permanence dans la gestion du magasin et dans la vente. Je suis plus technique et je lui transmets mes connaissances en basse vision et en optométrie. C’est un travail d’équipe depuis trois ans. J’arrivais à maturité quand j’ai demandé à Angélique si elle était prête à vendre des parts… Elle m’a répondu que non mais six mois plus tard, elle me proposait de racheter le magasin ! C’est donc moi qui ai eu besoin de réfléchir. Je ne voulais pas me lancer seule… J’en ai parlé avec Claire qui était aussi prête à se lancer dans l’aventure à deux.

Quelles ont été les étapes de la transmission ?

M.J. : Angélique a le sens des affaires. Elle a maillé son territoire sur un rayon de 20 km avec quatre points de vente Atol dont un Atol Access. Elle a de nouvelles fonctions au siège en tant qu’administratrice et nous avons toujours été dans la transmission. Elle reste disponible et nous a transmis ses valeurs de travail, ses connaissances optiques… Tout se fait en douceur et avec beaucoup de préparation. Nous connaissons bien la clientèle rurale et familiale, qui a aussi besoin de retrouver les mêmes interlocutrices.

Quels sont vos points communs avec l’enseigne Atol ?

M.J. : Au lieu de corriger simplement, nous nous intéressons à la santé visuelle du client et à son bien-être. Vision, confort, esthétique ; c’est un tout et nous nous retrouvons dans les valeurs de l’enseigne Atol. L’esprit coopératif d’Atol conforte notre façon d’être. Nous prenons le temps de la prise de conscience et de la confiance. Nous comprenons les besoins du client sans camper sur le reste à charge.

Comment l’offre accompagne-t-elle le bien-être visuel ?

M.J. : Le bien-être passe par du visagisme et les collections privées sont plutôt chouette. Quand on fait le choix de la coop’, c’est important de faire tourner les collections privées. Elles se vendent bien grâce à un bon rapport qualité-prix. Oneo et sa certification Origine France Garantie plaisent bien, ils apprécient la provenance et sa légèreté. Nos clients achètent "local". Notre verrier est Essilor et nous travaillons à 90% avec des produits français ou limitrophes.

Le partenariat entre Atol et Zac devrait répondre à leurs préoccupations environnementales…

M.J. : Oui, nous récoltons 4 à 6 colis par an grâce à la boîte de collecte en magasin car nous incitons les consommateurs à vider leurs tiroirs. Ils ne savent pas quoi faire de leurs anciennes lunettes. Le nouveau partenariat entre Atol et Zac est donc intéressant pour entrer sur le marché des lunettes reconditionnées.

Comment est reçue l’innovation Lexilens ?

M. J. : Nous avons de bons retours clients sur Lexilens. Je me souviens encore de cette adolescente qui était ressortie en pleurs du magasin car elle voulait absolument repartir avec les lunettes d’essai que je ne pouvais pas lui vendre. Elle était revenue les acheter plus tard et sa mère nous avait dit qu’elles avaient passé un après-midi à acheter des tas de livres dans une librairie. Ce qui ne leur était, bien sûr, jamais arrivé. C’est un bon complément aux prises en charge habituelles et nous n’avons quasiment plus de d’oppositions des orthophonistes qui ont finalement admis qu’il y avait une amélioration chez leurs patients. C’est un vrai service d’enseigne.

L’offre de formation est-elle aussi un vrai service comparé à un opticien indépendant ?

M. J. : On ne pense pas toujours à se former mais Atol est là pour nous le rappeler en nous proposant des formations. En présentiel chez nous ou sur site, en e-learning ; c’est très facile. Je viens d’ailleurs d’en suivre une pour accompagner mon passage de salariée à gérante. Tout le monde est accueillant, il y a toujours quelqu’un pour nous répondre. Atol, c’est un peu comme une grande famille.


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