Dans le cadre de tables rondes parlementaires au sujet du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2023, sous le parrainage du député Jean-Charles Grelier et du sénateur Alain Milon, ont participé Stéphane Corfias, président du Rassemblement des opticiens de France (Rof) et Richard Darmon, président du Syndicat national des entreprises de l’audition (Synea).
3 propositions pour lutter contre les déserts médicaux
Les participants sont partis du constat que pour les 25 millions de Français vivant dans l’un des 49 départements en pénurie d’ophtalmologistes, le délai moyen d’obtention d’un rendez-vous peut aller jusqu’à 90 jours*. En rappelant que les opticiens figurent aujourd’hui parmi les principaux relais de l’accès aux soins visuels et pourraient jouer un rôle important dans le dépistage et la prise en charge des troubles visuels, les intervenants ont dévoilé 3 propositions. Celles-ci portent sur la lutte contre les déserts médicaux et la façon de garantir la rapidité et la qualité de la prise en charge de tous les Français.
- Développer les compétences des professionnels de la santé visuelle et auditive et créer de nouvelles passerelles de formation.
- Faire de la télémédecine un des leviers essentiels de l’accès aux soins visuels et auditifs dans les territoires sous-dotés.
- Favoriser des conditions d’accès à la santé visuelle et auditive égales pour tous les patients.
Porter ces mesures auprès des pouvoirs publics
Krys Group, qui a organisé ces tables rondes, souhaite ainsi porter ces mesures auprès d'Agnès Firmin le Bodo, ministre déléguée à l’Organisation territoriale et aux professionnels de santé, afin de poursuivre ces réflexions et identifier collectivement des actions concrètes à mener.
Les 4 300 audioprothésistes sont en revanche jugés « trop peu nombreux pour répondre à la demande croissante des équipements des Français. »
Le Rof et le Synea entendent initier dès l’année prochaine, aux côtés des représentants de la profession et des élus, un groupe de travail consacré à l’amélioration de l’accès aux soins visuels et auditifs pour tous les Français.
Cette démarche est saluée par Jean-Charles Grelier : « À ce jour, toutes ces actions ne sont pas gouvernées, et la vision n’est pas claire en termes de prévention à la santé alors qu’elles mériteraient d’être mises en cohérence et évaluées avec la nomination d’un haut-commissaire des 7 ministères qui se partagent la prévention. »
Selon le communiqué, Agnès Firmin Le Bodo a conclu ces débats : « La question de l’accès aux soins et la coopération des professionnels sont des enjeux prioritaires de ma feuille de route. Il est nécessaire de lutter contre les inégalités d’accès aux soins et de mettre en place des mesures de prévention en rassemblant l’ensemble des parties prenantes pour refonder notre système et apporter collectivement une réponse aux besoins des citoyens. »
*Étude menée par OpinionWay pour le Rof en janvier 2022 sur l’accès aux soins visuels

Si la telemedecine permet d accéder aux équipements optiques, c est que l opticien ne voit son activité qu en tant que vendeur de lunettes qui a besoin de plus d ordonnances pour accroitre le nombre de lunettes vendues.
Choisir cette solution pour résoudre les problèmes du système actuel revient a valider la demande du syndicat des ophtalmos de retirer aux opticiens la capacité d adaptation des ordonnances. Ce serait en effet inutile de continuer à nous reconnaitre des capacités d examen de la vue.
Avec une aussi brillante stratégie, il deviendrait même inutile de faire evoluer la formation des opticiens. Cela servirait a quoi ? Apprendre a mieux utiliser les logiciels de gestion de stock, de gestion de tiers payant ou la gestion de carnet de rendez vous médicaux ???