Face aux rumeurs de suppression ou de report du développement professionnel continu (DPC), l’AsnaV (association nationale pour l'amélioration de la vue) prend la parole dans un communiqué pour clarifier la situation.
L’ANDPC est suspendue, pas le DPC
La confusion provient d'un événement administratif précis : l’Agence nationale du DPC (ANDPC) a été suspendue administrativement dans le cadre d’une réorganisation interne.
Cependant, cette suspension n’annule en rien l’obligation légale de DPC. Inscrite dans le Code de la santé publique, elle reste individuelle, triennale et soumise au contrôle des autorités compétentes.
Les opticiens, à l'instar de l'ensemble des professionnels de santé, ont jusqu’au 31 décembre 2028 pour remplir cette obligation.
Pourquoi faut-il se former dès 2026 ?
Vouloir reporter sa formation à la fin de la période triennale est un calcul risqué. Les périodes de réforme s'accompagnent généralement d'une vigilance accrue des autorités, et l'opticien doit pouvoir justifier de son obligation à tout moment.
De plus, le calendrier à venir impose de s'organiser dès maintenant :
- Prorogation des formations actuelles (2026) : pour garantir la continuité du dispositif, les formations homologuées DPC existantes ont été prorogées jusqu’au 31 décembre 2026. Elles sont donc validées, finançables et immédiatement mobilisables.
- Une année 2027 de transition : l'année 2027 sera consacrée aux nouvelles homologations. Le premier semestre risque donc d'être dépourvu d'offres de formation DPC disponibles.
- Un futur dispositif plus strict : à l'avenir, les critères d'homologation seront plus rares, plus stricts et plus longs à obtenir. Le dispositif se recentrera sur des priorités de santé publique et renforcera le rôle des conseils nationaux professionnels (CNP).

Le coût exact des 80 agents n’est pas publié de manière simple et consolidée dans les documents accessibles. En revanche, le rapport de l’IGAS indique :
des effectifs permanents autour de 65 à 68 agents entre 2020 et 2022 ;
des rémunérations brutes mensuelles par catégorie (A/B/C) avec une prime annuelle moyenne d’environ 1 379 € par agent.
En pratique, pour une structure publique de ce type, le coût employeur complet (salaire + charges) tourne souvent autour de 55 000 à 75 000 € par agent et par an selon les profils.
Donc, pour 80 agents, on peut estimer une masse salariale annuelle globale d’environ :
4,4 à 6 millions d’euros par an
avec un ordre de grandeur central autour de 5 millions d’euros annuels.
Les critiques fréquentes portent sur :
le coût administratif important ;
la bureaucratie ;
certaines formations jugées peu utiles ;
le grand nombre d’organismes de formation vivant de ces financements publics.