Son fonctionnement est critiqué depuis des années, notamment par la Cour des Comptes. Mais c'est depuis la publication d'un rapport* de l'Igas en mars 2025 que l’avenir de l’Agence nationale du Développement professionnel continu (ANDPC) ne faisait plus guère illusion. C’est désormais confirmé : selon une lettre adressée à la DGOS et datée du 21 novembre, la fermeture de la structure est actée, même si la date précise reste à déterminer. Le mandat de sa directrice générale, Michèle Lenoir-Salfati, prendra fin le 11 janvier 2026, avant la nomination d’un administrateur provisoire.

Démantèlement et restructuration

Le gouvernement prévoit une transformation profonde du dispositif en répartissant les missions de l’agence : la HAS est préssentie pour reprendre l’expertise scientifique, tandis que France Compétences, ou un autre opérateur, absorberait les prérogatives financières. Les travaux de réorganisation doivent débuter dès début décembre.

Inquiétudes du personnel

Cette annonce suscite une forte indignation parmi les 80 agents de l'ANDPC. Dans un communiqué, les représentants du personnel dénoncent une décision « brutale, cynique et irrationnelle », pointant des mois d’incertitudes et « de maltraitance institutionnelle ». Ils réclament une transparence immédiate sur le devenir de l’agence et de ses salariés, et annoncent une mobilisation.

Une réunion prévue ce mardi

La disparition annoncée de l’ANDPC ouvre ainsi une séquence d’incertitudes tant pour les professionnels que pour la structuration nationale du DPC. Une réunion est prévue ce mardi 25 novembre entre la direction Interministérielle de la Transformation Publique (DITP) et la direction générale de l’ANDPC pour clarifier l'agenda et les modalités de fermeture. 

 

En attendant, les obligations de formation des professionnels de santé restent les mêmes : vous avez jusqu'au 31 décembre 2025 pour réaliser la votre. 

Retrouvez le mode d'emploi ici


*Dans ce rapport, pour résumer, il est reproché à l’ANDPC son inefficacité dans la généralisation du DPC, son inadaptation à la nouvelle certification périodique, son manque de lisibilité, des faiblesses dans le pilotage financier, et son redondance dans un paysage institutionnel que l’État souhaite simplifier.