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Délégations de tâches aux orthoptistes : le gouvernement appuie les ophtalmologistes

Délégations de tâches aux orthoptistes : le gouvernement appuie les ophtalmologistes
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Le gouvernement soutient les ophtalmologistes dans leur volonté de déléguer des tâches avant tout aux orthoptistes. « Il souhaite augmenter le nombre des ces personnels paramédicaux formés en faculté de médecine, dont le diplôme est actuellement en cours de réingénierie. Le gouvernement encourage donc l'évolution de la formation et de l'exercice orthoptique, pour mieux répondre aux besoins de santé et diversifier les formes d'exercice de ces professionnels », explique le ministère de la Santé en réponse à une question posée par la députée Marie-Lou Marcel sur l'opportunité d'une éventuelle reconnaissance de l'optométrie en France.Les pouvoirs publics se montrent ainsi en phase avec les propositions du Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France), qui souhaite « conforter les effectifs d'orthoptistes et leur place au sein des cabinets d'ophtalmologie », notamment via les coopérations prévus par l'article 51 de la loi HPST. « La présence d'un orthoptiste dans un cabinet permet d'augmenter l'activité des soins de 30% en moyenne », affirme le syndicat, qui souhaite leur déléguer pas moins de 10 millions d'actes d'ici 2025. Son objectif est que, à cette échéance, 80% des ophtalmologistes soient associés à un orthoptiste (contre 15% aujourd'hui). Cela nécessitera 4 000 orthoptistes de plus (ils sont 3 400 aujourd'hui).

« La formation d'optométriste ne donne aucun droit »

Par ailleurs, le gouvernement continue de s'opposer farouchement à la reconnaissance de l'optométrie. Il revient sur le rapport du député Laurent Hénart, qui propose de « s'appuyer sur les métiers socles qui existent déjà avant d'envisager la création éventuelle de nouveaux métiers » et encourage une « méthode pragmatique, inscrite dans le cadre juridique des coopérations (art. 51 de la loi HPST) d'expérimentation de quelques nouveaux métiers, destinés à mieux prendre en charge les pathologies chroniques, par des personnels soignants et rééducateurs ayant suivi un cursus complémentaire ». « Ni le diplôme ni le métier d'optométriste ne remplit ces différents critères », insiste le ministère. Le ministère de la Santé ajoute : « le diplôme d'opticien-lunetier et le diplôme d'orthoptiste sont les seuls diplômes professionnalisant de la filière visuelle. Les universités peuvent créer des formations dans tous les domaines de la santé, dès lors qu'elles n'enseignent pas des pratiques qui s'apparenteraient à de l'exercice illégal de la médecine. Une information claire doit être apportée aux étudiants inscrits dans des formations d'optométrie selon laquelle cette formation scientifique, comme les autres formations scientifiques, ne donne aucun droit d'exercice dans notre système de santé ».

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