En France, près de deux millions de personnes sont concernées par la basse vision. Un chiffre qui prend une résonance particulière à l’heure du vieillissement de la population, notamment avec des pathologies comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), qui touche une personne sur deux après 80 ans. Derrière ces données, une réalité humaine forte : perte d’autonomie, isolement, difficultés à lire, se déplacer ou simplement accomplir les gestes du quotidien.

L'opticien, acteur de santé

Face à ces enjeux, l’opticien joue un rôle déterminant. Au-delà de la délivrance d’un équipement correcteur, il devient un véritable acteur de santé, capable d’évaluer les besoins spécifiques de chaque patient, de proposer des solutions adaptées et un accompagnement dans la durée. La basse vision mobilise ainsi toutes les dimensions du métier : expertise technique, écoute, pédagogie et capacité d’innovation.

Témoignage d'une spécialiste de la basse vision

C’est pour mettre en lumière cette activité parfois jugée comme chronophage et peu rentable économiquement que le ROF est allé à la rencontre de Charlotte Gaillard, opticienne à Paris dans le 17e arrondissement. Dans ce magasin, reconnu pour son expertise en basse vision, Charlotte déconstruit les idées reçues et met en exergue les avantages de cette spécialité.

Plus de détails dans la vidéo en haut de page.

Filtres, systèmes grossissants, dispositifs électroniques, logiciels adaptés... Chaque solution est personnalisée, en fonction du mode de vie et des attentes du patient. Cette prise en charge devient encore plus efficace à travers une approche coordonnée entre plusieurs professions. L’opticien travaille en lien étroit avec les ophtalmologistes, les orthoptistes, mais aussi les ergothérapeutes ou les spécialistes de l’adaptation des postes de travail. Cette coopération est essentielle pour garantir un accompagnement global et cohérent.

 

 

Les avantages sous-estimés de la prise en charge des personnes malvoyantes

Longtemps perçue comme une activité complexe et peu rentable, la basse vision révèle pourtant tout son potentiel lorsqu’elle est pleinement intégrée dans la pratique. Elle permet de fidéliser une patientèle sur le long terme, de créer du lien avec les familles et de donner un sens profond à l’exercice du métier. Pour de nombreux opticiens, c’est aussi une source d’engagement et de motivation.

Le ROF à l'action

C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’action du Rassemblement des Opticiens de France. À travers ses initiatives, le syndicat œuvre pour renforcer la reconnaissance du rôle des opticiens dans le parcours de soins, faire évoluer la formation initiale – notamment au grade licence –  encourager le développement de coopérations locales et améliorer l'accès aux soins pour les publics les plus fragiles notamment.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur Rassemblementopticiens.fr.


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