Est-il normal que vous soyez ouverts ? La question divise, comme l’a indiqué notre sondage. Parmi les commerces « non essentiels » obligés de maintenir leurs portes fermées, beaucoup aimeraient pouvoir poursuivre leur activité. Et notamment les librairies, estimant que la culture, dont la lecture, est essentielle dans la vie.

Les commerces ouverts en point-relais

Toujours opposé à leur accorder une dérogation, le gouvernement encourage les commandes en ligne et la pratique du drive. À Bergues, dans le Nord, l'opticienne de L’Atelier d’Agathe est allée plus loin. Nos confrères de La Voix du Nord relatent un élan de générosité qui s’est créé entre les commerçants de la ville de Bergues, à l’initiative notamment de votre consoeur.

Pour une libraire, privée d’ouverture donc, l’association des commerçants et artisans de Bergues, nommée Alliance, a décidé de l’aider à poursuivre d’une certaine façon son activité. Comment ? En servant de point-relais.

Plus pratique que le drive

« J’ai proposé cela à tous les commerçants car moi j’ai la chance d’ouvrir », a confié à La Voix du Nord Agathe Baudel, opticienne, clamant vouloir « soutenir le commerce de proximité et de centre-ville ». D’autres commerçants, comme le caviste et le fromager, se sont aussi portés volontaires.

Ainsi, la libraire vient déposer ses commandes dans un de ces commerces ouverts, lui permettant de continuer à vendre ses livres. L’opticienne est allée plus loin en proposant ce service de point-relais à tous les commerçants devant fermer. Un système selon elle plus pratique que le drive : « Les clients viennent les chercher quand ils veulent. Avec mes horaires d’ouverture, pour les commerçants et pour les clients, c’est plus pratique que de se donner un rendez-vous pour le retrait. »

Et vous, êtes-vous en contact avec vos confrères commerçants obligés de fermer ? Avez-vous imaginé des initiatives pour les soutenir ?