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Les complémentaires santé dans le collimateur des médias

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Les complémentaires santé dans le collimateur des médias

"Le marché de l'assurance santé complémentaire est truffé d'abus manifestes". Dans son numéro de janvier, le magazine Mieux vivre votre argent se penche sans détour sur le "business juteux" des complémentaires santé. Selon une étude du Credoc, leurs tarifs comptent parmi les 20 produits et services ayant le plus affecté le pouvoir d'achat des Français depuis 2000. "Il faut maintenant débourser une cinquantaine d'euros par mois en moyenne avant 60 ans pour un contrat aux garanties médiocres", constate le mensuel. Tandis que les remboursements des complémentaires ont augmenté de 32,2%, leur chiffre d'affaires - constitué des cotisations des assurés - a bondi de 48,2% et leurs réserves sont évaluées à 17 milliards d'euros. Dans ces conditions, "pourquoi les remboursements ne sont-ils pas meilleurs, les prises en charge plus adaptées ou les primes des contrats moins élevées ?", s'interrogent nos confrères.

Le magazine conteste les arguments invoqués par les mutuelles pour justifier les hausses de tarifs successives (au bas mot 5% cette année, voir news en relation). Le désengagement de la Sécu ? "Faux. Selon le HCAAM*, l'assurance maladie obligatoire rembourse autour de 78% de la consommation totale de biens et services médicaux depuis plusieurs années". Le vieillissement de la population ? La Sécu en paye le plus lourd tribut avec la prise en charge intégrale "de 200 à 300 000 personnes supplémentaires par an en affection longue durée". Cette charge nouvelle a du reste motivé la hausse de la taxe sur les revenus des organismes complémentaires (voir news en relation).

Interrogé par nos confrères, un courtier d'assurances révèle que "la connaissance parfaite de l'évolution de la consommation médicale permet d'anticiper tout dérive des remboursements et un maintien constant des marges commerciales". "A part une pandémie, ironisent nos confrères, rien ne peut donc mettre à mal cette promenade de santé." Le développement des réseaux fermés et l'accès élargi aux données de la Sécu (voir news en relation) renforcent leur maîtrise dépenses. "Mais en retour, les tarifs ne baissent pas", conclut le magazine. "De quoi insinuer l'idée révolutionnaire qu'il serait moins coûteux pour les assurés de voir l'assurance maladie reprendre la main sur la totalité des remboursements..."

* Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie

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