Après une bataille judiciaire l’opposant au syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) et à la Caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) débutée en 2018, Ophta City, une société fondée en 2014 qui propose des rendez-vous rapides en ophtalmologie, se retrouve de nouveau devant la justice.

100 000 euros d'amende

Après une condamnation portant sur une interdiction aux opticiens de communiquer sur leur capacité à réaliser un examen de vue au sein de son centre de Douai (59), c’est désormais celui d’Agen (47) qui est visé. Lors d’un procès qui s’est déroulé mercredi 16 novembre, la société a été reconnue coupable d’exercice illégal de la profession de médecin ophtalmologiste et de faux en écriture. Pour cela, elle a été condamnée à 100 000 euros d’amende et doit fermer son centre agenais. Par ailleurs, son matériel d’analyse va être confisqué et l’entreprise a l'obligation de diffuser, sur son site web, une synthèse du jugement prononcé hier par le tribunal d’Agen.

Lutter en faveur de l’accès aux soins visuels

« Ce jugement porte surtout un coup très dur au déploiement de nouvelles solutions pour améliorer l’accès aux soins optiques des Français Elle met en difficulté tous ceux qui innovent pour que chacun puisse obtenir des délais décents pour un examen de vue et des corrections optiques. Aujourd’hui, 77% des Français perçoivent la téléconsultation en optique comme un levier pour permettre d’améliorer le système de soins optiques en France », déclare la société dans un communiqué.

Les dirigeants se sont également adressés au Président de la République qui « lui-même a promu un nouveau modèle qui correspond très exactement à celui d’E-Ophta : « Aujourd'hui, on peut peut-être déléguer des tâches, faire son bilan visuel chez un opticien, chez les paramédicaux en lien avec des ophtalmologistes. On a des orthoptistes qui sont des paramédicaux formés qui peuvent faire le bilan visuel de votre enfant qui n'arrive pas bien à lire ou le vôtre tous les 6 mois. Et se dire au bout de quelques années, on va consulter l'ophtalmologiste. »

Les dirigeants ont indiqué vouloir faire appel de la décision.