Les organisations syndicales de salariés de la branche de l’optique-lunetterie de détail expriment leur vive colère après l’annonce du ROF de s’opposer à l’extension de l’accord sur les minimas de salaires, signé en décembre 2025. Cet accord avait pourtant été validé par la FNOF, fédération patronale minoritaire, et par quatre des cinq organisations syndicales (OS) représentatives de salariés. Dans un communiqué (disponible en pièce jointe), les 5 OS (CFDT, CFE/CGC, CFTC/CSFV, CGT, UNSA) signent ensemble un texte pour dénoncer le blocage du ROF.
Une revalorisation des minimas salariaux qui stagne
Pour les syndicats de salariés, cette décision constitue un nouveau coup d’arrêt au dialogue social. Ils rappellent qu’il s’agit du troisième refus du ROF en quelques années, après des blocages similaires en juillet 2022 et mars 2023. Selon eux, l’attitude de la fédération patronale majoritaire empêche l’entrée en vigueur d’accords pourtant conclus de manière régulière et majoritaire, au détriment de l’ensemble des salariés de la branche.
Au cœur du désaccord figure la revalorisation salariale, absente depuis septembre 2023. Là où le ROF proposait une hausse limitée des minimas, comprise entre 1,68 % et 2,03 %, la FNOF avançait une augmentation plus significative, allant de 2,5 % à 3 %, voire 3,3 % pour les premiers niveaux de la grille. Une proposition jugée soutenable par les OS, d’autant plus que la majorité des entreprises du secteur sont des TPE et PME, qu’ils estiment capables d’assumer ces revalorisations.
Les organisations syndicales dénoncent enfin un argument économique qu’elles jugent infondé, rappelant que le secteur de l’optique n’est pas en difficulté. Face au refus du ROF de lever son opposition à l’extension de l’accord, les 5 OS ont quitté la table des négociations le 22 janvier 2026, en appelant à la reprise d’un dialogue social loyal et équilibré.
