Un « cancer ». C'est par ce mot que vos confrères marocains qualifient la multiplication de faux opticiens dans leur pays. A l'occasion des assises du SPNOM (Syndicat professionnel national des opticiens du Maroc), qui se sont récemment déroulées, ils dénoncent la prolifération de ces « charlatans » : sans diplôme ni formation, ils vont, selon certains, « jusqu'à créer des écoles privées », et menacent de faillites nombre de « vrais » professionnels, explique le journal marocain Le Soir, qui a couvert la rencontre.

Face à cette situation, le SPNOM demande au gouvernement des actions concrètes. Il lui demande notamment d'envoyer une note à l'ensemble des fraudeurs, afin de leur rappeler que l'exercice du métier d'opticien est subordonné à la possession d'un diplôme et à une autorisation. Il espère également que le ministère de la Santé s'implique, car « ces faux opticiens restent un facteur majeur de la prolifération de la cataracte », explique Mohamed Bettoula, président du syndicat. Le Secrétariat général du gouvernement assure s'être saisi du dossier, et travailler à un projet de loi visant à sécuriser l'exercice des professions paramédicales. Il établit également la liste des vrais professionnels, qui seront identifiés par un code-barre, lequel sera indispensable pour que le client final puisse prétendre à d'éventuels remboursements.