L'Assemblée nationale a adopté, samedi 25 octobre, deux amendements identiques au projet de loi de finances (PLF) pour 2026, portés par les groupes Droite républicaine et visant à défiscaliser intégralement les heures supplémentaires réalisées à compter du 1er octobre 2025.

Ces amendements, qui suppriment le plafond d'exonération actuel de 7 500 euros, ont été approuvés par 183 voix contre 159.

Les défenseurs de la mesure, notamment le député de Haute-Loire Laurent Wauquiez, président de la Droite républicaine, y voient un « signal pour la France qui travaille. Un signal d’encouragement pour ceux qui se donnent du mal dans ce pays », selon ses déclarations. Il a également réaffirmé son souhait « que la France qui travaille soit reconnue dans ce pays ».

Le rapporteur général de la commission des finances, Philippe Juvin (Droite républicaine), a soutenu que ces amendements « ont un effet très simple sur les classes moyennes : ils augmentent le pouvoir d’achat ».

Coût estimé et critiques de l'opposition

La mesure a été accueillie plus froidement par la gauche et la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, qui a chiffré son coût pour les finances publiques à un milliard d’euros.

La ministre a souligné que le plafond actuel de 7 500 euros est déjà « très élevé » et a précisé que « aujourd’hui, en moyenne, les 40% de travailleurs qui bénéficient d’heures supplémentaires ont des heures supplémentaires qui représentent 1 900 euros » (2 000 euros pour les ouvriers, 3 300 euros pour les cadres).

Selon Amélie de Montchalin, l'exonération totale ne bénéficierait qu'aux « cadres dirigeants et cadres et supérieurs », car seuls eux atteindraient réellement le plafond, faisant de cette mesure un « coup de pouce aux salariés aisés ».

L'opposition de gauche a également critiqué la mesure, estimant qu'elle grèverait les finances publiques et freinerait la création d'emploi.