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Ocam : quelles stratégies pour demain ?

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Nous vous en parlons depuis quelques mois déjà, l'optique n'est pas le seul secteur à se recomposer et à muter. L'assurance maladie complémentaire subit aussi des pressions législatives qui vont modifier les forces en présence. Assureurs, mutuelles, institutions de prévoyance, bancassureurs et courtiers sont confrontés à une importante remise en cause de leurs modèles de développement. Les bouleversements réglementaires en cours (Ani, réforme des contrats responsables...) vont en effet entraîner une profonde recomposition, avec à la clé des implications lourdes en termes de choix de ciblage, d'offres, de distribution, de relation client et de partenariats. 

Le marché du collectif s'accroît : TPE et PME nouvelles cibles de conquête 

Rappelons qu'avec l'Accord national interprofessionnel (Ani), toutes les entreprises devront proposer à leurs salariés une complémentaire santé d'ici le 1er janvier 2016 (lire notre news : Opticiens, préparez-vous à la généralisation de la complémentaire santé d'entreprise). Près de 4 millions d'actifs de petites et moyennes entreprises vont basculer de l'individuel vers le collectif et, avec eux, plusieurs millions d'ayants droits. Si le marché des Ocam va également intégrer 400 000 nouveaux assurés non couverts jusqu'ici, le passage des couvertures individuelles à collectives devrait avoir un effet globalement « dépressif » sur le marché, selon les experts de Xerfi-Precepta. « A niveau de protection inchangé, la prime d'un contrat collectif est en effet inférieure à celle d'un contrat individuel », expliquent-ils dans une analyse publiée le 3 juin. 

Quel place pour le développement des sur-complémentaires ? 

Avec des « contrats planchers » et la définition de plafonds de remboursement, la réforme des contrats solidaires et responsables risquent d'entraîner une augmentation des restes à charge pour le consommateur de santé (lire notre news : Plafonnement des remboursements : de nouveaux montants se profilent d'ici 2018). On peut imaginer que les Ocam proposeront alors des options et des sur-complémentaires aux contrats collectifs (lire notre news : La sur-complémentaire santé a de beaux jours devant elle). « Toutefois, l'équation économique paraît difficile à tenir pour les acteurs. Il y a d'abord un surcoût du niveau de la taxation à 14% en cas de contrat non responsable (vs 7% pour les contrats responsables), note Xerfi. Il y a aussi des effets d'antisélection auprès des publics les plus consommateurs de soins. Enfin, les processus de décision, de vente et de gestion sont plus complexes et donc plus coûteux à mettre en place ». Une vision partagée par Michel Charton, président du Conseil de surveillance de la plateforme de santé Itelis : « Cela fait 20 ans qu'on essaie de vendre de la sur-complémentaire et nous n'en vendons toujours pas, nous a-t-il confié ce mercredi 4 juin. Je n'y crois pas » (voir notre interview filmée : Les plateformes de santé et leurs réseaux de soins vont-ils disparaître ?). 

Miser sur le digital pour mieux gérer le risque 

Enfin, ce nouvel environnement de marché renforce l'attrait des logiques de réseaux et de parcours de soins dans l'objectif de peser sur la filière de soins, modifier les pratiques des assurés et améliorer les capacités de recueil et de traitement des données. « Innover s'avère alors indispensable et le champ des nouvelles technologies (sites d'information/orientation, applications mobiles, nouveaux modes de consommation des soins en ligne, télémédecine, téléconseil...) devient synonyme d'opportunités », soulignent les experts de Xerfi-Precepta. Mais avant même de pouvoir gérer les données, l'accès aux données de santé constitue un sujet sensible : secret médical, protection des données personnelles, enjeux de pouvoir pour les institutions détentrices des données... 

Alors qui saura tirer son épingle du jeu et être assez agile pour s'adapter ? En 10 ans déjà, le paysage de la complémentaire santé a fortement évolué 2016 (lire notre news : Le secteur de la complémentaire santé se concentre pour optimiser sa rentabilité). Avec le nouvel environnement réglementaire et la révolution numérique, les positions concurrentielles des opérateurs s'en trouvent totalement bouleversées (lire notre news : Ocam : les mutuelles majoritaires sur le marché de la complémentaire santé, mais pour combien de temps ? )

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