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« RAC 0 » en optique : « l'avis de projet de réforme est une avancée significative », selon les ophtalmologistes

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Quelques jours après la publication au Journal Officiel de l’avis de projet de réforme « RAC 0 », le Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) a réagi. « Ce texte améliore, par rapport aux précédents, les conditions de prise en charge ainsi que le renouvellement des équipements optiques pour les patients. Il s’agit d’une avancée significative qui résulte de 3 mois de discussions avec les pouvoirs publics. Nous poursuivons notre travail visant à améliorer la filière visuelle et offrir un parcours de soins efficace répondant aux besoins des Français, ce qui est notre priorité absolue », commente le Dr. Thierry Bour, président du Snof.

Les conditions de prise en charge des patients améliorées

Pour le syndicat, le projet de nomenclature de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) confirme « l'ophtalmologiste comme le garant médical de la filière visuelle et contient des dispositions optimisant le parcours de soins pour les patients ». Parmi les mesures phares : les porteurs auront un équipement optique adapté précisément à leur vue et l'ophtalmologiste, en cas d’évolution de la vue du patient en quelques mois, par exemple après une intervention chirurgicale, pourra désormais renouveler l’ordonnance sans attendre le délai d’un an dans les cas médicaux le nécessitant. « Il s'agit d'une évolution structurelle considérable qui répare une anomalie de la réforme des contrats responsables de 2015 », se félicite le Dr. Thierry Bour.

Pour le syndicat, le rôle de l’examen de la réfraction dans la découverte de pathologies, est également réaffirmé : « si cet examen est nécessaire pour la prescription d’équipements optiques, c’est aussi le seul moyen efficace pour découvrir dans le même temps des pathologies asymptomatiques chez les patients. Les examens ophtalmologiques demeurent primordiaux lorsque l’on sait que 36% des patients consultant un ophtalmologiste pour se faire prescrire des lunettes, se voient diagnostiquer un autre problème médical, parfois extrêmement grave. Le glaucome, par exemple, évolue longtemps sans signe perceptible par le patient ». 

Des rendez-vous chez l’ophtalmo fluidifiés grâce à une collaboration avec les opticiens

Enfin, l’avis de projet de réforme renforce la coopération entre les ophtalmologistes et les opticiens, déjà confortée par le décret de 2016, avec la distribution par les opticiens d’une « carte de vue » et le remplacement total ou partiel de la monture en cas de casse pendant 2 ans. Avec cette « carte de vue », les ophtalmologistes « auront accès rapidement à des informations clés et elle sera un gage de transparence et de responsabilité de la filière vis-à-vis des patients ».

« Le Snof se félicite des avancées significatives de ce nouveau texte visant à améliorer le parcours de soins des patients et la qualité d’exercice des ophtalmologistes aux côtés des partenaires que sont les opticiens. Tout ceci devant aboutir à une réduction importante du reste à charge moyen pour les patients, tout en leur garantissant des équipements de haute qualité. Par ailleurs, nous échangeons toujours avec les autorités compétentes pour réduire les délais d’attente et optimiser la prise en charge des patients, c’est un combat de longue haleine », conclut le Dr. Thierry Bour. 

Écrit par la Rédaction
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9 commentaires
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Grégoire Cazarré
Que l'on renvoi les ophtalmologistes dans leur salle de chirurgie ils ont été formé pour cela. Et laissons à ceux qui sont mieux formé le soin de prescrire des équipements optiques. Le SNOF ne fait que défendre son business très lucratif, moins il y a d'ophtalmologistes et plus ils sont en secteur 2. Dans notre ville la moitié facturent 80 € pour 5 à 10 minutes de séance

Voila les chiffres de la DRESS : "Les médecins spécialistes installés en secteur 2 déclarent en moyenne des revenus 15 % supérieurs à ceux de leurs confrères en secteur 1. Cet écart atteint même 48 % pour les ophtalmologues, 40 % pour les gynécologues et 32 % pour les anesthésistes" Tout est dit !
Tout comme nombre d'opticiens, certains d'entre vous devrez avoir honte.
Pierre Pinoli
Ce projet 0 RAC ne vas changer qu'une chose : ce sont les clients qui vont le plus subir. Lissage des remboursements vers le bas et augmentation des cotisations. Beaucoup de personnes vont s’apercevoir de la supercherie et quitteront les mutuelles.

Les autres changements en corrélation avec le magasin sont pour la totalité déjà appliqués en magasin et la présence obligatoire d'un stock monture RAC 0 sera remplie par un simple site internet ...

Ce système complètement bancal (appuyé par la snof ignare et corrompue) sera très (trop...) facilement contournable légalement ...

Pour conclure : cette réforme prouve une fois encore l’incompétence abyssale du gouvernement "En Marche" ...
Edgard Mombailly
le comble déjà que beaucoup d ophtalmos sont incapables de déterminer les marques prog ils viennent se mêler d un domaine qui ils ne maîtrisent pas .On va aussi leur dire a quel tarif opérer la cataracte ,quel implant poser, quand on voit certaine ordo ou il est stipuler "correction à contrôler par l"opticien" a quel tarif doit on effectuer ce contrôle? les ophtalmos nous rétrocéderont ils une partie de leur honoraires pour cela. Ne manque plus qu a nous specifier la couleur des monture en fonction de l age, du sexe et nous deviendront de simples distributeurs de lunettes .....de bon fonctionnaires
Emmanuel David
Comme quoi , l'union de la filière reste bien fragile . Ah ces médecins ,seuls défenseurs de la santé ,ont toujours une dent contre notre avidité commerciale ....
Mais si pour eux seul un changement de correction de plus d' 1/4 dioptrie ne peut justifier un changement de verres , la plupart des erreurs ophtas ne devraient plus être gratuites auprès de notre clientèle.
Caroline Berton
je suis consternée par les propos du snof. Qu'il soit heureux de pouvoir prescrire quand il le faut ...mais ne se préoccupe pas des limites drastiques pour que le patient soit bien équipé. Où voit-il le parcours de soin amélioré ? Parle-t-il vraiment du même texte?!
Alain Jacquey
Que les ophtas s'occupent de faire correctement leur boulot et ne viennent pas juger une profession qu'ils ne connaissent pas. Nous ne nous permettons pas de contester leur travail. Chacun chez soi et les animaux seront bien gardés.
Pour la réforme, 20° d'axe sur un cyl de 1 10° sur cyl de 2 et 5° sur cyl de 4, on se rend compte que les scribouillards n'ont rien étudié ou compris quand on sait que certains patients sont sensibles à une variation de 2° sur un cyl de 0,50, alors 20° imaginez.
De même certains patients sont sensibles à 0,25 dioptrie sph ou cyl .
Alors on fait quoi?
Tout le monde dans le même moule et tant pis pour ceux qui ne sont pas dedans. C'est quoi cette mentalité qui relève plus de la soviétisation que du respect du besoin de chacun.
Demain, si tu as de l'argent tu auras de bonnes lunettes et de bons soins médicaux, et malheur à ceux qui seront plus défavorisés.
Elle est belle la mentalité des décideurs de ce pays cachés derrière un pseudo égalitarisme et le soit disant bien de tous...
Philippe Levasseur
Je suis fort étonné que le Dr Bour tienne de tels propos, ou bien il n'a pas réellement lu, ou compris le contenu de ce texte. C'est une suite de directives contraires à l’intérêt des porteurs de lunettes, les indice de réfraction imposés (ou interdits) en dépits du bon sens et des connaissances technologiques, les limitations apportées aux équipements pour presbytes, les valeurs minimales requises pour les changements dioptriques qui ne s'appuient même pas sur des valeurs logiques quand aux acuités et au confort visuel etc... C'est la voie vers la transformation de notre profession en simple distributeurs de lunettes, la fin de toute la complémentarité que nous apportons à l'ophtalmologiste, rien qu'en temps passé à éclairer ses patients sur ce que le médecin n'a pas eu le temps d'expliquer ou les mots pour le faire comprendre. La prévention c'est aussi de permettre au patient de comprendre l’intérêt pour lui de consulter, et ce travail est largement fait chez l'opticien, ce pourquoi la diffusion de lunettes "loupes" en vente libre est une catastrophe sanitaire par l'éloignement qu'elles permet de la filière optique.
Pour ce qui est de la coordination et de la complémentarité entre nos deux professions, seule la connaissance réciproque et le contact régulier des partenaires de terrain peuvent être réellement efficaces, ce n'est pas une carte de vue qui les remplacera, et, dans le cadre d'une fourniture à bas prix l'analyse de la prescription et l'éventuelle prise de contact avec le prescripteur, que le Docteur Bour à déjà appelées de ses vœux, ne pourront pas se faire. Mais peut être le Dr Bour n'a-t-il pas été informé du niveau tarifaire qui doit correspondre à ces fournitures? De plus, l'obligation de référencement des produits par les industriels, tant en classe A que B est un frein notable à la mise sur le marché de produits innovants, les progressifs auraient ils vu le jour si, il y à 60 ans cette année, Bernard Maitenaz avait été lié à de telles règles? Ce texte est incohérent et stupide. Naturellement, dans tout ramassis de stupidités flottent souvent quelques réalités, chacun peut y trouver une parcelle d’intérêt, mais si on jette un homme au cœur d'un incendie doit il se réjouir d'avoir une gourde d'eau à sa ceinture? J'espère que le Docteur Bour, dont les propos ont peut être été déformés, précisera rapidement sa position et condamnera comme il doit l'être ce projet désastreux.
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