Profession

Pour le Gouvernement, le champ d’intervention des opticiens doit être révisé et étendu

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« Le Gouvernement a conscience des difficultés d’accès aux soins visuels et des enjeux qui en découlent », a déclaré Jean Debeaupuis, directeur général de l’offre de soins pour le ministère de la Santé. En clôture des Etats Généraux de la Santé Visuelle, le 15 décembre à Paris, le représentant de la ministre Marisol Touraine a assuré travailler à l’élargissement et l’extension du champ d’intervention des orthoptistes et des opticiens pour répondre aux besoins en matière de santé visuelle.

« Le handicap visuel est le handicap le plus répandu en France puisqu’il concerne, en prenant en compte les formes les plus banales, environ 3/4 de la population, a-t-il estimé. Alors même que la demande de soins en ophtalmologie augmente avec les besoins de la population, le secteur connaît une crise démographique et la filière visuelle est marquée par une importante difficulté d’accès aux professionnels, générant des délais d’attente importants ».

« Ces difficultés proviennent notamment du fait qu’en France, l’ophtalmologiste est incontournable en termes de premier recours, a souligné Jean Debeaupuis. Les orthoptistes et les opticiens ne sont pas habilités, en l’état actuel des choses, pour intervenir en première intention afin de dépister et/ou traiter des pathologies oculaires. Dans l’objectif d’améliorer la prise en charge des patients, le champ d’intervention de ces deux professions doit être révisé et étendu pour répondre aux besoins en matière de santé visuelle », a-t-il déclaré.  

D’ores et déjà plusieurs mesures ont été prises dans cette direction, avec la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2016 ou la loi Santé de Marisol Touraine. « Je serai, et la ministre également, attentif au compte-rendu des débats et aux propositions discutées tout au long de la journée, qui viendront nourrir notre réflexion et notre action au service de la santé visuelle de nos concitoyens », a conclu le représentant du ministère. 

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Philippe Cadic
Les Médecins Généralistes pourraient être formés, car la loi les définit comme praticiens de premier recours. Il y a ici une voie inexplorée car idéologiquement pas instinctive. Il y a matière a tisser (avec une collaboration Orthoptiste et Opticien) un maillage national y compris dans les déserts médicaux. Avec un business model déja utilisé pour la pathologie de premier recours et derivation de la patho complexe ou pointue vers le spécialiste de 2nd recours. Bcp sont partants. Il est dommage que des pressions aient été faites pour fermer les Diplomes Universitaires permettant aux médecins de premier recours ou les pédiatres de se former pour réduire les conséquences de la pénurie.
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