Après les réseaux de soins, les institutions de prévoyance ont rendu leurs propositions pour aboutir au reste à charge (RAC) zéro en optique, audio et dentaire à l'horizon 2022. Issues de la concertation entre les partenaires sociaux du CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance), elles visent à favoriser l’accès aux soins en utilisant plusieurs leviers, comme la prévention, une meilleure coordination entre les acteurs et la contractualisation avec les professionnels de santé.

Cinq propositions sont formulées :

  1. Privilégier le dialogue avec tous les partenaires concernés car "les responsabilités doivent être partagées" : État, organismes d’assurance maladie, professionnels de santé. Pour le CTIP, l’Uncam (Union nationale des caisses d'assurance maladie) et les complémentaires santé pourraient s’accorder sur une meilleure coordination dans différents domaines qui permettent l’ajustement périodique des paniers de soins. Les institutions de prévoyance souhaitent aussi poursuivre et promouvoir la coopération avec les professionnels de santé notamment pour développer de nouveaux services au bénéfice des assurés et mieux coordonner les parcours de santé.
  2. Obtenir une progressivité et une évaluation régulière des mesures législatives et réglementaires pour s’assurer de leur efficacité économique et sociale. Les institutions de prévoyance estiment indispensable de disposer de visibilité sur les 3 domaines concernés par le panier de soins zéro reste à charge avant de procéder aux différents arbitrages. Elles appellent à une progressivité dans la mise en œuvre des nouvelles dispositions, sans accélération de l’agenda initialement annoncé et avec une possibilité de « clause de revoyure ».
  3. Investir dans la prévention et l’innovation en entreprise, un cadre idéal pour toucher une population très large, de l’ouvrier au cadre supérieur.
  4. Utiliser la contractualisation avec les professionnels de santé, comme dans les réseaux des soins. "Ces derniers ont l’avantage de proposer des produits de qualité à des prix moins élevés, sans brider la capacité d’innovation des entreprises du secteur, et ce dans l’intérêt des assurés", assure le CTIP.
  5. Maintenir un cadre fiscal et social pérenne pour le contrat collectif, pour permettre aux entreprises de réaliser dans un cadre stable leurs obligations en matière de complémentaire santé.