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Les réseaux de soins ne sont pas une priorité pour la majorité des Ocam... pour le moment

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A l'heure où beaucoup s'interrogent sur l'intérêt des réseaux de soins, une enquête OpinionWay pour Optimind Winter fait un retour d'expérience des organismes assureurs. Si la majorité des grands organismes de complémentaire santé est aujourd'hui membre d'un réseau de soins, elle ne représente que 21% du marché des Ocam. 79% des professionnels interrogés ne sont pas affiliés à une plateforme de santé. Un effet dû « notamment à l'interdiction pour les mutuelles de différencier leurs remboursements selon l'appartenance ou non à un réseau du praticien consulté », explique l'enquête.

Ainsi parmi les complémentaires santé ne faisant actuellement pas parties d'un réseau, un quart seulement envisage d'y adhérer dans les 4 ans contre 65% pour qui « ce n'est pas prévu ». « Pour certains, cela bride trop le choix de l'assuré ou renvoie à une image low cost. D'autres n'en voient tout simplement pas l'intérêt », explique à nos confrères des Echos Nicolas Le Berrigaud, practice leader santé chez Optimind Winter. Des intentions qui pourraient sûrement changer selon le devenir de la PPL Le Roux, dont la seconde lecture à l'Assemblée nationale devrait avoir lieu le 16 décembre (lire notre news).


Concernant la fréquentation des réseaux de soins, Optimind Winter note que « les réseaux d'opticiens sont les plus répandus car c'est le poste de prestation nécessitant l'attention la plus importante. Ils présentent les meilleurs taux de fréquentation du fait d'une bonne couverture géographique et du nombre important d'opticiens membres des réseaux ». Dans le détail, 36% des Ocam avouent avoir un taux de fréquentation inférieur à 30%, autant affichent un taux compris entre 30 et 59%. Seulement, 28% d'entre eux présentent d'un taux supérieur à 60%.

Interrogées sur leurs motivations à rejoindre un réseau de soins, les complémentaires santé ont répondu à 43% qu'elles souhaitent « limiter la dérive des prestations pour pouvoir contenir les hausses de cotisations ». Viennent ensuite la volonté de proposer de nouveaux services (22%), l'amélioration de la prise en charge et la qualité des prestations (respectivement 14%). Aussi, « une baisse des prestations est constatée chez plus d'un tiers des organismes assureurs ayant choisi de mettre en place un réseau de soins. Certains organismes dont la raison principale était l'amélioration de la prise en charge ont vu leurs prestations baisser, souligne Optimind Winter.  La baisse constatée a été dans 40% des cas supérieure à 10 % ».

Optimind Winter conclut que « les réseaux de soins sont un excellent outil de maîtrise des coûts des prestations et de réduction du reste à charge pour les bénéficiaires, notamment pour les verres correcteurs. Pour les actes mal pris en charge par le régime de base, les réseaux ont encore des atouts à faire valoir ».

*Voir notre débat sur le Silmo 2013 : En quoi la PPL Le Roux va changer la prise en charge du patient ?

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