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    Le low cost, "solution pour un reste à charge zéro efficient" ?

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    Dans une tribune publiée sur le site Place de la Santé, dispositif mis en place par la Mutualité Française, la Fondation pour l'innovation politique plaide en faveur des équipements low cost en optique, audio et dentaire pour réussir la réforme du reste à charge zéro (RAC 0). "Contrairement aux idées reçues, les équipements low cost tels que les lunettes ne sont pas synonymes de mauvaise qualité", affirme la Fondapol. Elle propose également la création d'un label du type "effort-prix", pour lequel le "RAC 0" serait activé.

    Le raisonnement du think tank se base sur les déclarations de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour parvenir au "RAC 0" en optique, audio et dentaire. "L’assurance maladie ne peut pas porter entièrement le coût du zéro reste à charge. Nous raisonnons ici sous la contrainte qui a été posée, à savoir que le montant des complémentaires santé ne doit pas augmenter". Comme la Mutualité Française, il considère alors que le prix du matériel peut être maîtrisé et, en prenant l'exemple du site Happyview, se dit favorable à "l’évolution récente de certains réseaux de distribution, qui parviennent à maintenir la qualité des produits".

    Pour une politique offensive en faveur du low cost

    En s'appuyant sur l'évolution du secteur aérien, la Fondapol estime que le low cost n’est pas synonyme de mauvaise qualité et permet aux Français d'accéder à une gamme plus large de consommation en gagnant du pouvoir d'achat. "Il repose d’abord sur une démarche consistant à simplifier à l’extrême des produits et des services existants. Le consommateur a besoin de faire un choix entre deux biens : il compare les écarts de prix avec les écarts de qualité et fait le choix qui lui convient. Ce modèle lui donne le pouvoir de choisir le produit de base pour ses besoins et donc de ne pas payer cher (par exemple des lunettes de vue) ou de payer cher en profitant des avantages accessoires (par exemple les montures de luxe)", précise la fondation.

    Et d'affirmer : "La qualité comporte différentes caractéristiques auxquelles les clients n’attachent pas tous la même importance. Les consommateurs sont disposés à avoir une offre de soins relevant de l’essentiel, laissant de côté les prestations accessoires en échange d’un prix plus faible".

    Le think thank propose alors la création d'un label, du type "effort-prix" : "le RAC serait activé pour les équipements labellisés. Pour les autres matériels, les usagers devraient rester libres de les acquérir et contribueraient en fonction du prix de l’équipement", expliquent les auteurs de la tribune.

    Et de conclure : "Il reste à s’interroger sur les mécanismes qui permettraient à des acteurs de ces trois secteurs (optique, audio et dentaire, NDLR) d’investir dans le low cost si par ailleurs le RAC 0 était garanti à tous. Dans l’hypothèse d’un RAC 0 désincitatif à l’égard des acteurs concernés, il faudrait s’interroger sur la manière de rendre cette réforme réalisable".

    Cette analyse a vocation à évoluer au fil des débats avant d’être considérée comme une prise de position définitive de la Fondapol.

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    1 commentaire
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    Olivier Touret
    Ce même thinktank déclare que la priorité est par ordre
    1/ le RAC zéro
    2/ accessible à tous
    3/ seulement dans un 3e temps ils envisagent la mise en place d équipements visuels "de qualité".
    C'est ainsi qu'ils affirment que pour leur vue, les clients seraient d'accord pour avoir une qualité à la baisse en échange d'un moindre prix.
    C'est donc l'aveu que les systèmes de zéro rac induiront (voir induisent déjà) une baisse de la qualité. Et ceci est cautionné par la mutualité française qui relaye avec énergie les parutions de ce thinktank.

    Quand est ce qu on informe les français de cet aveu?
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