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Ocam : et s'ils n'étaient pas indispensables ?

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« Tout compte fait, vous leur donnez beaucoup plus que ce que vous recevez ». C'est comme cela que Frédéric Bizard, auteur de « Complémentaires santé : le scandale » publié aux éditions Dunod, décrit la relation d'un assuré avec sa complémentaire santé. Pour cet économiste de la santé souscrire un contrat d'assurance maladie complémentaire se veut rassurant mais souvent peu rentable. « Les organismes complémentaires connaissant le profil de consommation par tranche d'âge, elles peuvent intégrer et promouvoir des garanties qui ne seront quasiment jamais consommées », précise-t-il. A contrario, « pour évaluer son risque en matière de dépenses de santé, l'assuré doit maîtriser le mécanique des remboursements des soins, ce qui est loin d'être le cas pour beaucoup d'entre eux tant cette mécanique est rendue complexe par la pratique les OC ».

Les Ocam « remboursent très mal » l'optique

Les calculs réalisés par l'auteur (chapitre 3) prouvent en définitive que très peu de personnes ont en fait intérêt à souscrire à une complémentaire santé. « Pour l'optique et le dentaire, la sécurité sociale assure une couverture très faible, voire même symbolique pour l'achat de lunettes et la pose de prothèses, écrit Frédéric Bizard. La complémentaire santé ne va que partiellement combler cette faible couverture. Une estimation de sa consommation de soins sur ces deux postes sur 3 à 5 ans ramenée au coût de souscription d'une complémentaire santé sur cette même période aide à la prise de décision. Même avec un contrat standard, le reste à charge sur une prothèse dentaire (453 euros) ou sur une lunette complexe (avec des verres progressifs par exemple, ndlr) de 269 euros demeure élevé. Les deux options pour remédier à cela sont soit de souscrire un contrat haut de gamme soit de prendre une sur-complémentaire », souligne l'auteur (une éventualité déjà envisagée par Anne Marion, présidente et fondatrice du cabinet Actuarielles, dans notre news du 10 juillet 2013).
« Oui, mais les mutuelles seront là en cas de coup dur ! », pourraient argumenter certains. « Non, répond l'auteur, en cas de réel coup dur, c'est la Sécurité sociale qui vous prendra en charge à 100%. C'est elle qui paiera votre cancer, pas la mutuelle ».

Conseils pour bien choisir (ou non) sa complémentaire santé.

Dans son livre, Frédéric Bizard donne alors quelques conseils pour bien choisir sa complémentaire santé ou finalement savoir si l'assuré en a réellement besoin (chapitre 3). Des explications que vous pourrez reprendre auprès de vos porteurs...
Tout d'abord, il s'agit selon lui d'évaluer les dépenses de santé moyennes sur les trois dernières années en reprenant les relevés de consommation de soins envoyés par l'Assurance maladie et/ou par les organismes complémentaires. Il faut ensuite « calculer les besoins de couverture en complémentaire santé sur l'année à venir. Ces dernières dépendent de la situation familiale des besoins en soins actuels et futurs (lunettes à changer par exemple), des habitudes de consommation de soins (médecins avec compléments d'honoraires entre autres) et de la situation géographique de chacun ». Ainsi, si on dispose déjà d'une complémentaire santé, on peut ajuster ses garanties à ses besoins afin d'optimiser financièrement son contrat. Dans le cas contraire, il est possible d'effectuer « une simulation en fonction de plusieurs devis obtenus auprès de différents OC ou par l'intermédiaire d'un courtier ». Enfin, pour évaluer la rentabilité de sa complémentaire santé, il est « indispensable de connaître le montant en euros de la prise en charge des dépenses par son contrat », et non de se fier aux pourcentages exprimés dans les campagnes publicitaires des Ocam (lire notre news du 21/10/2013).

Lire aussi : « Le scandale » des Ocam révélé par Frédéric Bizard
 

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