Législation

Vers une réforme de la profession d’opticien-lunetier pour reconnaître l’optométrie ?

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Une pluie d’amendements concernant l’optique s’abat sur le projet de loi Santé de Marisol Touraine, en débat à l’Assemblée nationale depuis le 31 mars. Après la proposition de 5 députés UMP d’autoriser seulement les réseaux ouverts en optique, la reconnaissance de l’opticien-optométriste refait surface. Aussi, une poignée de parlementaires de l’opposition* a déposé un amendement pour « assurer un accès aux soins rapide et d’aboutir à une diminution du coût unitaire des prescriptions de verres correcteurs ».

Reconnaître le rôle central des opticiens-lunetiers

Objectif: « proposer une évolution du cadre législatif et réglementaire de la profession d’opticien-lunetier, en repensant l’organisation de la filière visuelle. En effet, le système de coopérations entre les professionnels de santé testé par plusieurs Agences Régionales de Santé peine à prouver ses bienfaits, en raison d’importantes limites liées à la spécificité des protocoles mis en place et à la complexité des procédures. Par ailleurs, il s’agit d’initiatives locales basées sur l’adhésion individuelle de certains professionnels de santé concernés et donc non transposables à l’ensemble des professions de la filière », expliquent les députés.

« Il est ainsi question (...) de reconnaître le rôle central assuré par les opticiens lunetiers dans le parcours de soins visuels et la prise en charge des besoins de santé, dans l’objectif de conjurer l’éparpillement des compétences des différentes professions, de créer les conditions d’un travail collaboratif plus harmonieux entre professionnels et de combler le manque de lisibilité des formations.

Régulariser la situation des nombreux opticiens-lunetiers

« Cet amendement, dans un premier temps, ne vise qu’à régulariser la situation des nombreux opticiens-lunetiers titulaires du master « sciences de la vision », dont le niveau de compétences est déjà reconnu, comme l’atteste leur emploi pour certains dans des cabinets et services hospitaliers d’ophtalmologie, ou leur pratique, dans les magasins d’opticiens, de la réfraction et de l’adaptation de lentilles de contact », continuent les députés.

Pour eux, cette réforme de la profession visuelle permettrait :

  • Une réduction des délais d’attente pour l’obtention d’une prescription de lunettes.
  • La reconnaissance des compétences acquises par un certain nombre d’opticiens et validées par l’obtention d’un diplôme de niveau BAC+5.
  • Un meilleur accès aux ophtalmologistes pour les patients atteints de pathologies
  • Une diminution des dépenses de l’assurance-maladie
  • Une meilleure prévention des pathologies visuelles par des acteurs de la santé de proximité.

Rappelons que le projet de loi Santé de Marisol Touraine est en débat à l’Assemblée nationale depuis le mardi 31 mars. Les députés devraient passer une dizaine de jours sur l'ensemble du texte. Le Gouvernement a engagé le 16 mars dernier une procédure accélérée afin qu’il ne passe qu'une fois devant chaque assemblée.

* M. Foulon, M. Door, Mme Duby-Muller, M. Le Fur, M. Siré, M. Jean-Pierre Barbier, M. Guy Geoffroy, M. Taugourdeau, Mme Grommerch, M. Abad, Mme Louwagie, M. Marty, M. Salen, M. Tetart et M. Vannson

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