Plusieurs extraits d'un rapport sur les niveaux de rémunérations des professions réglementées, demeuré confidentiel depuis sa rédaction achevée en mars 2013 par l'Inspection générale des finances (IGF), ont été publiés dans la presse. Qu'apprend-t-on ? Qu'avec un revenu net mensuel médian de 2563 euros, l'opticien arrive à la 30e place sur 37, loin derrière les professions de santé suivantes :

- les masseurs-kinésithérapeutes :3307 euros - 14e
- les infirmiers libéraux : 3536 euros - 12e
- les ambulanciers : 4170 euros - 11e
- les médecins généralistes : 5666 euros - 10e
- les chirurgiens dentistes : 6912 euros - 8e
- les médecins spécialistes : 7186 euros - 7e

- les pharmaciens : 7671 euros - 6e 

 

Mais qu'en est-il des marges colossales censées être dégagées par l'opticien ?


Face à des revenus très élevés comme celui d'un greffier de tribunaux de commerce qui arrive en tête du palmarès avec en moyenne par mois jusqu'à 29 171 euros de revenu net, l'IGF constate que ces niveaux de rémunération « ne s'expliquent pas toujours par la durée de la formation, l'ampleur des investissements à réaliser, ni par l'existence d'un risque ». L'organisme prône donc de mettre fin à plusieurs monopoles d'activité à l'instar des pharmaciens qui ne seraient plus seuls à vendre des médicaments « à prescription facultative » (aspirine, etc.) ou les opticiens qui ne seraient plus les uniques pourvoyeurs d'équipements optiques. 

Au final, l'IGF appuie donc l'Etat pour faire tomber certaines barrières d'entrée, notamment dans les professions soumises à autorisation d'installation. L'organisme s'est également dit favorable à la fin du numerus clausus restreignant l'accès à plusieurs formations liées à la santé (pharmaciens d'officine, chirurgien-dentiste, masseur-kinésithérapeute, vétérinaire, infirmier). En revanche, alors que le développement de l'audio connaît des difficultés en raison du manque de professionnels formés, ce métier n'a pas été cité dans le rapport. 
Après les opticiens, il y a donc fort à parier que d'autres professionnels voient leur avenir économique remis en question prochainement.