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Ecart pupillaire sur ordonnance : Simoncini se réjouit, le Snof dit « non »

Ecart pupillaire sur ordonnance : Simoncini se réjouit, le Snof dit « non »
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L'Assemblée nationale va se prononcer en séance publique le 16 décembre prochain sur l'article 17 quater du projet de loi relatif à la consommation. Si ce dernier prévoit l'allongement de la validité d'ordonnance de 3 à 5 ans et l'obligation d'ordonnance pour la délivrance des verres correcteurs, les sénateurs ayant distingué « verres correcteurs » et « lentilles de contact », un amendement déposé par la députée Frédérique Massat (PS) demande que la mention de l'écart pupillaire soit faite sur l'ordonnance. Une mesure qui, selon Benoît Hamon, « permettra le développement de la vente de lunettes en ligne », et qui ravit déjà Marc Simoncini. De son côté, le Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France) dit « non ».

En reprenant le titre d'un article publié sur le site du Journal du Net, « Le gouvernement va lever les barrières à la vente en ligne de lunettes », Marc Simoncini s'enthousiasme. Sur twitter, il publie « Chouette, si on peut acheter, on pourra vendre moins cher ». Répondant à une question du journaliste Stéphane Soumier, « on peut déjà les acheter librement sur le net les lunettes, non ? », le propriétaire de Sensee.com a estimé qu' « on ne peut acheter librement dans un vide juridique qui bloque nos stratégies. Le texte clarifie enfin, on passe en phase 2 » (lire notre news du 12/04/2013).

« Pas cool de vouloir nous imposer du travail supplémentaire, sans notre consentement, pour favoriser votre business », a répondu le Dr. Jean-Bernard Rottier à Marc Simoncini sur Twitter. Face à cette mesure envisagée, le président du Snof répond que « ce n'est pas notre métier. Ce n'est pas une mesure médicale. Nous n'avons ni l'expertise, ni le matériel, ni le temps ». « Allons, allons, vous allez très bien y arriver », ironise Marc Simoncini sur le réseau social.

Cet amendement « est symptomatique d'un lobbying impressionnant », nous a confié le Dr. Rottier. « En estimant la prise de l'écart à 3 minutes multipliées par les 10 millions d'ordonnances de lunettes que nous délivrons chaque année, cela équivaut à 250 ophtalmologistes temps plein... Tout cela pour une mesure qui permettra aux sites Internet de vendre plus de lunettes », s'est-il exaspéré. Rappelons qu'actuellement pour avoir un rendez-vous chez un ophtalmologiste, le délai est de 115 jours en moyenne et atteint même dans certains départements 385 jours, soit plus d'un an !.

Lire aussi :
- L'écart pupillaire sur l'ordonnance, permettra le développement de la vente de lunettes en ligne selon Benoît Hamon (09/12/2013)
- Le Gouvernement veut-il la peau des opticiens ? Vos réactions... (10/12/2013)

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