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Le décret sur les plafonds et planchers de remboursement ne peut pas s’appliquer, selon Alain Gerbel (Fnof)

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Le décret sur les plafonds et planchers de remboursement ne peut pas s’appliquer, selon Alain Gerbel (Fnof)

Participant à une conférence sur les professions réglementées et le socle de solidarité, Alain Gerbel n’a pas manqué de commenter la publication du décret sur les contrats responsables des Ocam. Paru ce matin au Journal Officiel, le texte ne peut pas s’appliquer, selon le président de la Fédération nationale des opticiens de France (Fnof), qui estime qu’il y a un vide juridique. « Les planchers et plafonds de remboursement ont été établis en fonction de la correction, a-t-il expliqué. Hors, la loi interdit de communiquer ces données aux organismes complémentaires. Après avis de la Cnil, il faut une loi que nous n'avons pas. Dans ce cadre, comment allons-nous appliquer ce décret et travailler à l’avenir ?, a-t-il interrogé. Je ne sais pas... »

Alain Gerbel a également regretté que les planchers définis ne prennent pas en considération le temps de travail de l’opticien pour un équipement. « Avec 50 euros de remboursement, comment payer les 160 minutes de main d'œuvre ? On encadre les prix de l'optique mais on laisse les cotisations libres pour des organismes qui bénéficient d'une exonération fiscale, à hauteur de 5 millions d'euros par an », s’est-il indigné. Rappelons en effet que, les contrats responsables des Ocam bénéficient d'avantages fiscaux tels que la baisse du taux de la taxe sur les conventions, à hauteur de 7% contre 14% pour les autres types de contrats santé.

Revenant également sur le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF), le président du syndicat a trouvé « intéressant de voir que nous sommes évalués par rapport à notre capacité à générer des flux financiers et non sur ce que nous produisons. On aborde toujours l'optique par le prisme des prix mais on ne parle jamais du métier. C’est pourquoi notre campagne « Mon opticien j'y tiens » s’attache à présenter la profession. Oui, nous sommes des entreprises faites pour gagner de l’argent, mais si on continue à nous taper dessus, nous finirons par ne plus payer d'impôts », a-t-il insisté en soulignant que « nous avons cette année licencié dans la profession plus de 1 000 personnes ».

En conclusion, Alain Gerbel a estimé qu’on « ne peut pas continuer à définir des prix en fonction de la puissance des verres, ça n’a pas de sens ! Il faut repenser le tout par rapport aux besoins et non sur des chiffres qui ne veulent pas dire grand-chose ». Pour le président de la Fnof, la solution serait de revoir entièrement « l'articulation entre régime obligatoire et complémentaire ».

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