Santé

Que Choisir et Le Parisien pointent les lacunes de la vente d'optique sur Internet

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"Du changement en vue". C'est sous ce titre que le mensuel consommateurs Que Choisir consacre une double page de son édition de novembre à l'optique sur Internet. Dans son édition d'aujourd'hui 3 novembre, Le Parisien réserve lui aussi un dossier complet à ce sujet, soulignant "le grand flou des ventes de lunettes sur Internet". Une fois n'est pas coutume : les deux journaux ne focalisent pas sur l'aspect "prix" mais souligne les risques inhérents à l'achat en ligne. "On peut en effet acheter des lentilles sans ordonnance, ou commander des verres pour de grosses corrections visuelles qui nécessitent de voir un professionnel. A l'arrivée, on peut payer cher l'addition, de simples maux de têtes à l‘infection oculaire" avertit Le Parisien.

 

L'essayage à distance reste imparfait

Que Choisir pointe prioritairement le défaut d'essayage de l'équipement. Le magazine démonte les arguments d'essayage en ligne à partir d'une photo du porteur. "Un cliché figé n'est pas toujours fidèle à un visage en mouvement. Et l'intérêt est tout simplement inexistant quand, sur la plupart des sites, on peut faire varier à loisir la taille de la monture" argumente l'article. Quant à la solution mise en place par certains e-opticiens, qui proposent l'envoi à domicile des montures pour essayage, "cela coûte à chaque fois quelques euros, ce qui renchérit d'autant le prix final des lunettes".


Des prises de mesure imprécises

Le magazine souligne également les problèmes liés à la prise de mesure à distance. "Dans le circuit traditionnel, tout est relevé de façon précise en magasin. Par Internet, la manoeuvre est plus délicate". Si les sites conseillent de demander son écart pupillaire à l'ophtalmologiste, Que Choisir rappelle que "celui-ci n'est pas tenu de les fournir". Le faire mesurer dans un magasin d'optique n'est pas plus évident. "A l'arrivée, c'est l'opticien de quartier qui fait le sale boulot" commente dans Le Parisien Gilles Cyrot, ophtalmologiste. Que Choisir critique par ailleurs la méthode qui consiste à envoyer à l'e-opticien une photo de son visage avec une règle graduée sur le front. "Ce n'est fiable que pour certaines corrections. Les myopies au-delà de - 5 et les hypermétropies au-delà de +5 appellent des mesures complémentaires" explique Henri-Pierre Saulnier, président de l'UDO (Union des Opticiens), à Que Choisir. Egalement interviewé par Le Parisien, il ajoute : "pour les verres progressifs, très techniques, ça trouve ses limites".

"L'idée que tout est possible par Internet en matière d'optique n'a pas encore trouvé de démonstration éclatante" conclut Que Choisir. Faisant le même constat, Le Parisien donne 4 conseils à ses lecteurs : éviter le premier achat, vérifier que son ordonnance a moins de 3 ans, privilégier les sites agréés par la Sécurité sociale et ne pas utiliser ce mode de distribution pour les grosses corrections.

Voir aussi notre débat télévisé : Les opticiens ont mauvaise presse : comment réagir ?

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