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Didier Papaz (Optic 2000) plaide pour les délégations de tâches et une formation en trois ans

Didier Papaz (Optic 2000) plaide pour les délégations de tâches et une formation en trois ans
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Partenaire des 3èmes rencontres parlementaires sur le système de santé, le groupe Optic 2000, par la voix de son président Didier Papaz, a plaidé devant députés et sénateurs en faveur des délégations de tâches entre les différents professionnels de la santé visuelle. Pour lui, c'est une des solutions pour répondre à la démographie déclinante des ophtalmologistes.

 

Les besoins en santé visuelle augmentent

« Je ne voudrais pas qu'on ramène simplement l'enjeux de la vision à des données économiques, a souligné Didier Papaz devant les parlementaires. Je crois qu'il faut aussi que tout le monde partage l'importance de la vision : 10% des enfants de moins de 5 ans ont un problème de vue en France, 8 millions de français présentent un défaut mal ou non corrigé, 2 millions de personnes âgées souffrent de DMLA avec toutes les conséquences que cela peut avoir... Que faire pour tout cela ? ».

Pour le président d'Optic 2000, si l'obstacle financier peut être résolu, il en existe un autre qui est l'obstacle médical. « Aujourd'hui, nous avons 5 800 ophtalmologistes en France. Ils réalisent environ 32 millions d'actes. En 2025, ils ne seront plus que 4 000 alors que les besoins de la population, dus notamment au vieillissement, seront de 43 millions d'actes environ. Comment allons-nous les financer mais surtout comment vont faire les médecins à partir du moment où leur population va baisser de 50% ? », a demandé Didier Papaz.

 

Une solution : « élargir les prérogatives des opticiens »...

« Une solution peut-être serait de mettre en place une coordination et des délégations de taches entre les différents professionnels qui travaillent sur la santé visuelle. Il faut renforcer la coopération avec les autres intervenants de la santé, au-delà des blocages syndicaux qui sont parfois très difficiles à casser, a-t-il continué. Il faut utiliser et capitaliser le maillage territorial, que représentent notamment les opticiens, en élargissant leurs prérogatives, en leur permettant de pouvoir réaliser des examens de vue, bien sûr des adaptations de lentilles de contact et peut-être plus demain. L'usage de la télémédecine peut mettre en réseau des opticiens, des orthoptistes et des ophtalmologistes. A partir du moment où on aura créé les conditions pour qu'ils puissent travailler dans de bonnes conditions, avec des accréditions de type Afnor par exemple, on pourra être amené à mettre en place ces fameuses délégations de tâches encadrées et régulées par des professionnels de santé compétant ».

 

... en renforçant la formation 

Ainsi pour assurer cet avenir, Didier Papaz estime que, « dans notre profession, il serait utile de renforcer la qualification de nos opticiens en passant au système LMD, en créant une Licence qui soit délivrée par des facultés de médecine. Il faut réguler la sortie des opticiens, les former par ce biais et créer éventuellement un master qui puisse former à un dépistage de bon niveau, comme pour le glaucome. Demain, 3 000 ophtalmologistes ne seront pas en mesure de faire le dépistage du glaucome pour l'ensemble de la population française. Il va bien falloir à un moment qu'on permette à d'autres professionnels de le faire ».

* Voir notre Face à Face au Silmo 2013 : Ophtalmologistes vs optométristes, ce qui les oppose !

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